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Les archives 2002

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19 décembre 2002

Le Canada adopte la Loi sur les espèces en péril

La Loi sur les espèces en péril a reçu la sanction royale le 12 décembre, ce qui met un terme à neuf ans de processus législatif. Cette nouvelle loi entrera en vigueur en 2003, avec l'adoption d'un décret. D'ici là le gouvernement élaborera les règlements prescrits par la dite loi.

La Loi sur les espèces en péril permettra de mieux protéger les espèces en péril et leurs habitats. Les espèces feront l'objet d'un processus d'évaluation scientifique indépendant du gouvernement fédéral, et l'on préconisera l'élaboration de plans de rétablissement. Cette loi s'inscrit dans la stratégie gouvernementale pour la protection des espèces en péril, aux côtés de programmes comme le Programme d'intendance des habitats, qui finance des projets de conservation (45 millions de dollars sur cinq ans).

Dix espèces de baleines sont sur la liste des espèces canadiennes en péril: la baleine boréale, la baleine noire, le béluga, l'épaulard, le rorqual bleu, le rorqual à bosse, le rorqual commun, le marsouin commun, la baleine à bec commune et la baleine à bec de Sowerby. [Environnement Canada]

Pour en savoir plus

Communiqué de presse d'Environnement Canada:

La Loi sur les espèces en péril reçoit la sanction royale

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5 décembre 2002

Le gouvernement du Québec annonce la Politique nationale de l’eau

Le 26 novembre dernier, le ministre d’État aux Affaires municipales et à la Métropole, à l'Environnement et à l'Eau, M. André Boisclair, a présenté la Politique nationale de l’eau. Les enjeux de cette politique sont de reconnaître l’eau comme patrimoine collectif des Québécois, d’assurer la protection de la santé publique et des écosystèmes aquatiques, et de gérer l’eau de façon intégrée dans une perspective de développement durable. Les cinq orientations prônées sont les suivantes :

  • réformer la gouvernance de l’eau;
  • implanter la gestion intégrée du Saint-Laurent;
  • protéger la qualité de l’eau et des écosystèmes aquatiques;
  • poursuivre l’assainissement de l’eau et améliorer la gestion des services d’eau;
  • favoriser les activités récréotouristiques relatives à l’eau.

Concrètement, deux actions retiennent l’attention. Premièrement, un régime de redevances sur l’utilisation de l’eau sera instauré. Il visera les prélèvements et les rejets d’eau, selon le principe de l’utilisateur-payeur, ou du pollueur-payeur. L’argent amassé ira au Fonds national de l’eau, et financera la restauration et la protection de l’eau et des écosystèmes aquatiques. Ce régime ne s’appliquera pas aux citoyens, le gouvernement jugeant que ceux-ci contribuent déjà par la fiscalité municipale. Deuxièmement, le Québec appliquera la gestion intégrée de l’eau par bassin versant sur 33 cours d’eau prioritaires. Cette approche territoriale, plutôt que sectorielle, tient compte de l’ensemble des activités sur un cours d’eau et de leurs impacts cumulatifs. Les bassins versants seront gérés par des organismes locaux composés de membres de différents milieux, et les citoyens y joueront un rôle important. [Environnement Québec]

Pour en savoir plus

Politique nationale de l’eau

Site de la Coalition Eau secours!

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5 décembre 2002

Mission Arctique de retour

La Mission Arctique est de retour. L’équipage du voilier SEDNA a parcouru le pays de Montréal à Vancouver, en passant bien sûr par l’Arctique. L’objectif du voyage était de réaliser des documentaires scientifiques sur les changements climatiques dans le Nord, et ce à des fins de sensibilisation. Le grand public a pu suivre l’aventure sur le site Internet de la mission. Les membres de l’équipage déclarent que cette expédition a été une réussite à tous les points de vue.

Pour en savoir plus

Mission Arctique : expédition cinématographique (6 juin 2002)

Site de Mission Arctique

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28 novembre 2002

Phoques : les " dos bleus " pourraient être chassés de nouveau

Le Canada pourrait permettre de nouveau la chasse aux jeunes phoques à capuchon, surnommés les " dos bleus ". Cette chasse avait été interdite dans les années 1980. Comme pour la chasse au blanchon (jeune phoque du Groenland), des images de chasseurs tuant les phoques à coup de massue avaient été diffusées en Europe et avaient soulevé un tollé de protestations.

La chasse au phoque à capuchon est pratiquée principalement à Terre-Neuve. Les chasseurs voudraient regagner le droit de chasser les jeunes phoques avant qu’ils ne perdent leur fourrure, plus recherchée que celle des adultes. La mue a lieu entre l’âge de 14 mois et deux ans, et la belle fourrure gris bleuté devient tachetée. Chaque année, il est permis de chasser 10 000 phoques à capuchon. Cependant, seulement 150 ont été tués cette année, résultat de la faible valeur de la fourrure après la mue.

La reprise de la chasse aux dos bleus sera une des propositions présentées au ministre des Pêches et des Océans Robert Thibault le mois prochain en vue de la préparation de la saison de chasse 2003. La population totale de phoques à capuchon dans l’Atlantique Nord-Ouest est de 650 000 individus.[ENS]

Pour en savoir plus

La chasse au phoque

Documentaire La grande mouvée

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14 novembre 2002

Congrès de l’Association des biologistes du Québec : l’importance des océans

Le 27e congrès annuel de l’Association des biologistes du Québec (ABQ) se tiendra à Rimouski les 14 et 15 novembre, sous le thème " L’importance des océans dans l’équilibre écologique et économique de la planète ". Les participants aborderont les sujets suivants : le rôle des océans, et particulièrement de l’océan Arctique, dans les changements climatiques globaux, l’exploitation des océans par l’humain (pêche et aquaculture), la santé des écosystèmes, la biodiversité, et les nouveaux outils technologiques pour l’étude des océans. Le Saint-Laurent y est également à l’honneur : Émilien Pelletier, de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski, fera le bilan de l’état de santé de l’estuaire. Plusieurs autres présentations porteront sur les écosystèmes, la gestion ou la conservation du Saint-Laurent marin. Le congrès se déroulera sous la présidence d’honneur de Louis Legendre, du Laboratoire d’océanographie de Villefranche en France.[ABQ]

Pour en savoir plus

Site de l’ABQ

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31 octobre 2002

L'effet des inondations de juillet 1996 au Saguenay sur le milieu aquatique

Des pluies diluviennes se sont abattues sur la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean du 19 au 21 juillet 1996, occasionnant d'importantes inondations. Les cours d'eaux gonflés ont décapé les rives et élargi les lits des rivières. Des sédiments ont été charriés et déposé à leur embouchure. En raison des dommages aux infrastructures, des produits chimiques ont aussi été transportés dans les cours d'eau. Ces produits pouvaient provenir des établissements industriels et municipaux, des résidences et de divers équipements (transformateurs, réservoirs d'essence). Cette situation avait soulevé des interrogations quant à l'état de l'eau, des sédiments et des poissons. À ce sujet, un rapport d'étude du ministère de l'Environnement du Québec vient d'être rendu disponible : L’effet des inondations de juillet 1996 sur les lacs et rivières de la région du Saguenay : contamination de l’eau, des sédiments et des poissons par les substances toxiques.

D'après ce rapport, les teneurs en mercure, en BPC, en HAP, en dioxines et en furanes chlorés des rivières du Saguenay sont comparables aux teneurs des autres rivières québécoises situées dans des zones urbaines industrielles. La nouvelle couche de sédiments déposée aux embouchures des rivières à la suite de la crue contient de faibles teneurs en BPC, en HAP et en métaux si on la compare à celle d'avant la crue. Des analyses réalisées sur l'omble de fontaine et le meunier noir démontrent des dépassements de critères pour le mercure dans certains lacs. En fait, le déluge du Saguenay ne semble pas avoir causé une augmentation de la contamination des cours d'eau et des sédiments. Les teneurs en substances toxiques témoignent toutefois de la nécessité de poursuivre les efforts d'assainissement des rejets domestiques et industriels. [Ministère de l'Environnement du Québec]

Pour en savoir plus

L’effet des inondations de juillet 1996 sur les lacs et rivières de la région du Saguenay : contamination de l’eau, des sédiments et des poissons par les substances toxiques

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17 octobre 2002

Colloque sur les habitats littoraux

Les 9, 10 et 11 octobre derniers se tenait à Tadoussac le colloque " Les habitats littoraux ... un univers à découvrir ", organisé par le Comité ZIP de la rive Nord de l’estuaire. La ZIP (zone d'intervention prioritaire) comprend la zone située entre Tadoussac et Pointe-des-Monts. Le colloque, sous la présidence d’honneur de M. Hubert Reeves, a réuni 175 intervenants de différents milieux (gouvernemental, communautaire, universitaire). Trois objectifs étaient visés par le colloque. D’abord, présenter la richesse des habitats littoraux. Ensuite, sensibiliser la population à la protection et à la mise en valeur des habitats. Finalement, favoriser le réseautage entre les intervenants pour harmoniser les efforts de protection et de mise en valeur. En plus des conférences, un débat et un atelier de réflexion étaient organisés ainsi que des excursions pour la visite d’habitats. L’activité interactive la Grande virée présentait des cas de protection et de mise en valeur des habitats, les outils et statuts de protection et de mise en valeur, et les programmes de financement disponibles. Le colloque s’est révélé un succès. [Comité ZIP de la rive Nord de l’estuaire]

Pour en savoir plus

Site du Comité ZIP de la rive Nord de l’estuaire

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26 septembre 2002

Agrandissement de la voie maritime du Saint-Laurent et des Grands Lacs

Une étude sera réalisée par les gouvernements américain et canadien pour évaluer la possibilité d'agrandir la voie maritime du Saint-Laurent et des Grands Lacs. Celle-ci ne peut accueillir que 12 % de la flotte mondiale. On propose donc d'agrandir et de moderniser les écluses, ainsi que de draguer les chenaux, pour permettre le passage de plus gros cargos. Ces travaux coûteraient entre 10 et 15 milliards de dollars américains.

Les groupes environnementaux du Canada et des États-Unis sont en désaccord avec ce projet. Ils jugent qu'il serait dévastateur pour l'immense ressource d'eau douce que représentent les Grands Lacs et le Saint-Laurent. On parle de conséquences sur l'habitat du poisson, la température de l'eau, le niveau des lacs, et les îles. De plus, suite au dragage, il faudrait disposer de millions de tonnes de sédiments contaminés, et des substances toxiques seraient remises en circulation dans l'écosystème. Il faut aussi compter les problèmes reliés à l'augmentation du trafic maritime, comme l'introduction d'espèces exotiques séjournant dans les cales des navires. De l'avis de certains, les sommes d'argent impliquées dans ce projet devraient plutôt être utilisées pour la restauration des Grands Lacs.

L'étude évaluera la situation des points de vue de l'économie, de l'environnement et de l'ingénierie. Les responsables de celle-ci mentionnent que d'autres options sont considérées; on pourrait aussi bien conclure qu'il est préférable d'apporter des changements de moindre importance à la voie maritime, ou encore de ne rien changer du tout. L'étude en question pourrait durer cinq ans et coûter 20 millions de dollars américains. [The Plain Dealer]

Pour en savoir plus

U.S., Canada consider a study of wider seaway (en anglais)

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5 septembre 2002

Baleines noires empêtrées

Le 24 août dernier, le GREMM (Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins) et l’IML (Institut Maurice-Lamontagne) ont reçu plusieurs appels en provenance de Saint-Godefroi dans la Baie des Chaleurs. Une baleine et son baleineau ont été aperçus au bout du quai dans quelques mètres d’eau. L’adulte, empêtré dans un filet de pêche, nageait difficilement. Des résidants de Saint-Godefroi ont accompagné les animaux quelques heures en attendant l’arrivée du navire le Louisbourg de Pêches et Océans Canada, qui avait été dépêché sur les lieux. Malheureusement on a perdu la trace des animaux avant l’arrivée des secours. Initialement identifiés comme des rorquals à bosse, ces animaux étaient en fait des baleines noires (aussi appelées baleines franches), comme le démontrent les photos reçues cette semaine. En fait, il pourrait même s’agir de la mère et du jeune observés plus tôt le mois dernier, également traînant un cordage, à Miramichi au Nouveau-Brunswick.

Un scénario qui se répète... Le National Post nous informait que dans la baie de Fundy, durant la journée du 22 août, une équipe du département des Pêches et des Océans tentait de libérer une baleine noire piégée dans un filet de pêche. Selon la directrice du Center for Coastal Studies à Cape Cod au Massachusetts, il y aurait, depuis le début de l’année, sept cas de baleines noires présentant des difficultés liées à l’empêtrement. On craint même que ce nombre soit plus élevé. L’étude des cicatrices découvertes sur les dos des baleines noires a permis d’établir qu’environ 8 % de la population peut être impliquée dans de tels incidents chaque année.

L’empêtrement dans les filets de pêche et les collisions avec les bateaux constituent une combinaison meurtrière. On leur attribue près de la moitié des causes de décès pour cette baleine en voie de disparition. Lorsqu’une baleine se prend dans un filet ou un engin de pêche, elle peut être quasi-immobile ou s’enfuir en traînant les cordages. Cette situation peut entraîner des difficultés respiratoires et des perturbations des activités d’alimentation, de déplacement et de reproduction, sans compter les blessures sérieuses et même mortelles qui peuvent être occasionnées.

Aux États-Unis, le Atlantic Large Whale Disentanglement Network documente les différents cas de baleines en difficulté. Le Center for Coastal Studies, quant à lui, est le seul groupe aux États-Unis autorisé à pratiquer des manœuvres de libération sur les baleines noires. Ils ont développé une technique pour libérer les mammifères des cordages. L’équipe fixe des bouées sur les cordages, ce qui donne à la baleine une grande flottabilité qui l’empêche de plonger. Lorsque l’animal est stable, l’équipe coupe les cordages.

Au Québec, il n’existe pour l’instant aucune équipe spécialisée pour intervenir dans de tels incidents. Des interventions sont toutefois régulièrement tentées par des agents de Pêches et Océans, de Parcs Canada, et par les membres des équipes de recherche qui travaillent dans ces eaux. Un atelier d’étude, organisé en mai à Québec par le GREMM, a réuni ces intervenants. Ils ont jeté les bases éthiques et méthodologiques pour la création d’un réseau d’intervention auprès de mammifères marins en difficulté, réseau prévu pour le printemps 2003. [Center for Coastal Studies]

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29 août 2002

Les baleines en vedette

Saviez-vous que U2 était dans Charlevoix la semaine dernière ? Que Céline a été prise en filature cet été ? Et que Capitaine Crochet... est une femelle ?

Vous le savez si vous lisez Portrait de baleines chaque semaine !

N’allez pas croire que cette toute nouvelle publication hebdomadaire soit un journal à potins. Il s’agit d’un outil pour les capitaines et les naturalistes de l’industrie d’observation en mer opérant dans le parc marin du Saguenay—Saint-Laurent et sa périphérie. Portrait de baleines fait le point sur les observations de baleines dans l’estuaire, sur les projets de recherche en cours et sur les actions pour protéger les baleines du Saint-Laurent. On y retrouve aussi des trucs pour faire de belles observations ou encore pour enrichir le travail des naturalistes qui font le lien entre les baleines et le grand public.

Portrait de baleines est donc un lien vivant entre les acteurs de la conservation, de la recherche et de l’industrie d’observation, qui travaillent ensemble pour le maintien durable de l’observation dans le respect des baleines. C’est une initiative du GREMM, un organisme à but non lucratif voué à l'éducation et à la recherche sur les mammifères marins du Saint-Laurent.

Ce projet est réalisé grâce à l’appui financier de deux compagnies de croisières de l’estuaire, Croisières AML et Croisières Essipit, d’une organisation non-gouvernementale vouée à la protection des cétacés, le Whale and Dolphin Conservation Society, et d’un programme du gouvernement canadien appuyant les initiatives des citoyens pour la protection des espèces sauvages en péril, le programme d’intendance de l’habitat des espèces en péril. Copies de la Capitale, à Québec, en fait l'impression gratuitement. L’équipe du parc marin du Saguenay—Saint-Laurent signe régulièrement des collaborations spéciales. L’équipe du GREMM peut compter chaque semaine sur les capitaines et les naturalistes de l’industrie d’observation ainsi que sur les différents groupes de recherche de la région pour alimenter Portrait de baleines.

Le bulletin sort chaque jeudi, tout au long de la saison d’observation dans l’estuaire du Saint-Laurent, jusqu’à la mi-octobre. Il est distribué en mains propres aux gens de l’industrie d’observation et affiché à divers endroits liés à l’observation des baleines de l’estuaire. Portrait de baleines est également d’un grand intérêt pour le public en général, qui peut le consulter en ligne, sur le site Internet Baleines en direct (in French only for 2002). Bonne lecture ! [Source GREMM]

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22 août 2002

Une nouvelle jeunesse pour le Haut-Fond Prince

Le pilier du Haut-Fond Prince veille à l’entrée du Saguenay depuis près de 40 ans. Cet ange gardien a donc bien mérité la cure de jouvence que lui offre Pêches et Océans Canada, au coût de 1,4 millions $. Le projet consistera entre autres à la réparation de la plupart des composantes structurales et architecturales de la partie supérieure du pilier. On procédera aussi à la réfection de la dalle de béton servant d’aire d’atterrissage aux hélicoptères. Des travaux de consolidation et de réparation des murs extérieurs de la partie cylindrique du pilier sont également prévus, ainsi que la réparation des garde-corps et la pose d’ancrages. Les travaux devraient s’échelonner sur une période de huit semaines.

C’est en 1860 que le prince de Galle a malencontreusement baptisé le haut-fond en s’y échouant. De 1871 à 1955, un bateau-phare a indiqué la présence de ce danger pour la navigation. Ce bateau a été remplacé en 1964 par le pilier, surnommé la Toupie à cause de sa forme conçue pour résister à la forte pression des glaces l’hiver. Le pilier, ancré au fond, s’élève à plus de 22 mètres. Il a été bâti en cale sèche à Lauzon et remorqué jusqu’à l’emplacement choisi. Il a fallu 2400 tonnes de pierre et 24 000 sacs de ciment pour sa construction. Le soir de Noël 1966, sa solidité fut bien confirmée : la Toupie avait alors résisté à des vents de 100 km à l’heure et à des vagues de plus de 14 mètres de hauteur. Les trois hommes qui y habitaient s’en sont sortis indemnes. Le phare a été automatisé en 1987.

Le pilier du Haut-Fond Prince étant situé au cœur du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, il était d’autant plus important de minimiser les impacts environnementaux. C’est pourquoi tous les résidus de peinture et autres sont récupérés. Un inspecteur du gouvernement est présent en tout temps sur le chantier pour vérifier les méthodes de travail. Quant à l’hélicoptère qui transporte chaque jour les travailleurs, il doit respecter le Règlement sur les activités en mer dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, et maintenir une altitude de 2000 pieds (609,6 mètres) au cours de ses déplacements.

Ces travaux d’importance sont une des actions du gouvernement fédéral permettant de continuer de fournir un réseau fonctionnel d’aides à la navigation au bénéfice de la communauté maritime du Saint-Laurent. [Pêches et Océans Canada]

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1er août 2002

Une stratégie pour protéger les océans

Depuis le 12 juillet dernier, le Canada s’est outillé de la Stratégie sur les Océans pour encourager la protection et le développement durable des écosystèmes estuariens, côtiers et marins du Canada.

À un moment où les océans portent les traces de la surexploitation et de pollution, la stratégie est présentée par le ministère des Pêches et des Océans (MPO) comme le vade-mecum pour l’élaboration des politiques et des règlements concernant les océans, s’appuyant sur les fondements juridiques de la Loi sur les Océans, adoptée en 1997. Mais comment adapter les principes du développement durable aux océans ? Les propos du ministre Robert G.Thibault, rapportés d’un communiqué du MPO, nous renseignent : " Notre but est de faire en sorte que les décisions concernant toutes les activités touchant les océans soient menées de manière concertée et qu’elles soient respectueuses de l’environnement, viables sur le plan économique et responsables sur le plan social. "

Au Québec, cette stratégie pourrait renforcer les projets de gestion intégrée déjà en cours (quatre dans le golfe et un dans l’estuaire). De plus, un projet de création d’une zone de protection marine dans le secteur de la péninsule de la Manicouagan découle directement de la Loi sur les Océans dont est issue la nouvelle stratégie. Ce projet a pour but de rassembler les divers usagers de la péninsule pour créer un plan de gestion visant une exploitation durable des ressources, c’est-à-dire, profiter tout en conservant… pour les générations actuelles et futures.

Comme les trois océans qui bordent le Canada concernent autant le gouvernement fédéral, les provinces, les territoires, les premières nations que les collectivités, le plus grand défi du Ministère sera d’intégrer les préoccupations de chacun et de promouvoir une collaboration entre chacune des parties. [MPO]

Pour en savoir plus

Le Ministre Thibault annonce la Stratégie sur les océans du Canada

Stratégie sur les océans du Canada

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4 juillet 2002

Morue: 10 ans de moratoire, toujours pas de rétablissement

Il y a eu dix ans le 2 juillet dernier, le gouvernement canadien décrétait un moratoire sur la pêche à la morue. Ce moratoire, qui devait durer deux ans et permettre le rétablissement des stocks, perdure sans avoir les effets escomptés. En fait, l’ensemble des poissons de fond de l’Atlantique Nord-Ouest (comme la morue, mais également l’aiglefin, le sébaste, la plie et la raie) est en péril avec une biomasse ne représentant qu’environ un dixième de ce qu’elle était il y a cinquante ans.

Les signes de baisse des stocks dans les années 1960 avaient poussé le Canada à établir la limite de 200 milles nautiques au large des côtes canadiennes, interdisant ainsi aux flottes étrangères de pêcher à l’intérieur de cette frontière. À l’extérieur de la limite de 200 milles nautiques, un organisme formé de représentants du Canada et d’une vingtaine de pays y pratiquant la pêche, l’Organisation de la pêche dans l’Atlantique Nord-Ouest (OPANO), a établi des règles pour régir la pêche aux poissons de fond. Le problème, c’est que ces règles sont loin d’être respectées par tous, selon les agents des pêches canadiens chargés de contrôler les navires de pêche étrangers au large des côtes canadiennes. Le pouvoir des agents des pêches se limite à signaler les infractions à l’OPANO. Il relève ensuite de chaque gouvernement d’établir les sanctions appropriées. Résultat : la surpêche et la destruction des habitats des poissons entraînée par la pêche au chalut menacent toujours les stocks de poissons qui chevauchent la limite de 200 milles marins.

En juin dernier, le ministre des Pêches et des Océans du Canada, Robert Thibault, a fait une tournée en Europe afin, entre autres, de sensibiliser les ministres des pêches de différents pays à la nécessité de gérer la pêche d’une façon durable. M. Thibault soutient que les règles de l’OPANO sont adéquates pour assurer la conservation des poissons de fond dans l’Atlantique Nord-Ouest. Cependant, des biologistes indépendants comme Ransom Myers, de l’université Dalhousie à Halifax, soutiennent que si rien n’est fait rapidement pour améliorer la gestion des pêches à l’extérieur de la limite de 200 milles marins, les stocks de poissons ne se rétabliront pas. [CBC Television-The National, Pêches et Océans Canada]

Pour en savoir plus

Sur Baleines en direct :

Mike Hammill: Les phoques sont-ils responsables de l’effondrement des stocks de morues dans le golfe du Saint-Laurent

Communiqué de presse de Pêches et Océans Canada:

Le ministre Thibault presse les ministres européens de prendre des mesures face à la surpêche

Site de l’OPANO (en anglais, NAFO)

Site de CBC (en anglais)

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20 juin 2002

Les eiders à duvet de l’estuaire du Saint-Laurent décimés par le " choléra aviaire "

Les eiders à duvet de l’estuaire du Saint-Laurent sont affectés par la pasteurellose aviaire, aussi appelée " choléra aviaire ". Cette maladie foudroyante provoque une septicémie; l'oiseau en meurt 10 à 15 heures après l’infection. L’épizootie se serait déclarée à cause d’oiseaux porteurs n’ayant pas développé la maladie. La pasteurellose s’est rapidement propagée dans les colonies d’eiders à duvet, une espèce particulièrement sensible à cette maladie. La population d'eiders à duvet de l'estuaire du Saint-Laurent se chiffre à 50 000 individus. La grande majorité de ces canards marins sont établis entre Rivière-du-Loup et Le Bic, sur l’île Bicquette principalement. Les cas de pasteurellose ont été signalés sur l’île Bicquette, l’île aux Fraises, l’île aux Pommes et l’île Blanche. On a retrouvé jusqu'à maintenant environ 6000 carcasses d'oiseaux morts, soit plus de 10 % de la population. Ces carcasses sont brûlées ou enfouies pour éviter la propagation de l’infection. Le pic de mortalité est toutefois passé et les vétérinaires du Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec ne s’inquiètent pas pour la population d’eiders à duvet. La pasteurellose aviaire se manifeste tous les 20 ans environ. On relate d'autres épizooties semblables dans le Saint-Laurent en 1985, 1966 et 1947. Cette maladie ne représente pas un danger pour l’humain ou le reste de l’écosystème. [Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec]

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6 juin 2002

Mission Arctique : expédition cinématographique

Mission Arctique est une expédition cinématographique d'envergure mise sur pied par Glacialis Productions, en collaboration avec l'Office national du film du Canada et Gédéon Programmes, de France. Cette expédition sillonnera l'Arctique canadien pendant six mois à bord du Sedna, un voilier de 51 mètres. Le but du voyage est de réaliser cinq documentaires scientifiques sur l'impact des changements climatiques dans l'Arctique, sur les animaux qui y vivent, ainsi que sur les peuples du Nord. Mission Arctique rejoindra également le public via son site Internet, qui sera régulièrement mis à jour. Les internautes pouront même s'abonner et suivre l'équipage virtuellement.

Le lancement de la mission se fera à partir des îles de la Madeleine le 18 juin. D'ici là, le Sedna est en tournée de promotion dans les ports de Montréal, Trois-Rivières, Québec, Chicoutimi, Rimouski, Matane, Gaspé et Cap-aux-Meules.

Pour en savoir plus

Site de Mission Arctique

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23 mai 2002

Le Sommet mondial de l’écotourisme : une inspiration pour l’observation des baleines

Le Sommet mondial de l’écotourisme se tenait à Québec du 19 au 22 mai. Ce Sommet est l’activité principale de l’Année internationale de l’écotourisme (2002) proclamée par l’ONU. Il s’agit d’une invitation du Programme des Nations Unies pour l’environnement et de l’Organisation mondiale du tourisme. Les hôtes de l’événement à Québec sont Tourisme Québec et la Commission canadienne du tourisme.

L’écotourisme englobe toutes les formes de tourisme axées sur la découverte et l’observation de la nature. Il comporte une expérience d’interprétation ou d’étude du milieu naturel, appuie la protection de ce dernier et réduit au minimum les effets négatifs sur l’environnement. L’écotourisme représente un instrument puissant de conservation de la nature, de même qu’ un potentiel de développement économique important pour des régions isolées où il existe peu d’autres possibilités.

Les principaux thèmes abordés lors du Sommet touchaient les aspects suivants : la planification de l’écotourisme, son contrôle et sa réglementation, sa commercialisation et sa promotion, et finalement la répartition équitable des coûts et des avantages entre tous les acteurs.

L’observation des baleines est une activité écotouristique importante. Elle répond à la définition et aux objectifs de cette forme de tourisme. Sa gestion pourra s’inspirer des conclusions et des recommandations du Sommet.

Pour en savoir plus

Site du Sommet mondial de l'écotourisme

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9 mai 2002

Un nouveau statut pour le rorqual bleu : en voie de disparition

Le rorqual bleu, aussi appelé baleine bleue, vient tout juste d’être classé espèce en voie de disparition par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Les différents statuts qui peuvent être attribués à une espèce sont non en péril, préoccupante, menacée et en voie de disparition. Le rorqual bleu, qui était auparavant qualifié d’espèce préoccupante, a franchi deux crans du même coup sur cette échelle critique.

Malgré l’arrêt de la chasse dans les années 1950, les populations de rorqual bleu ne semblent pas s’être rétablies. Au Canada, on identifie deux populations : celle du Pacifique et celle de l’Atlantique. Les rorquals bleus au large de la Colombie-Britannique feraient partie d’une population établie dans la partie septentrionale du nord-est du Pacifique. D’après la rareté des observations, il y aurait beaucoup moins que 250 individus matures au sein de cette population. La population canadienne de l’Atlantique compterait elle aussi moins de 250 individus matures, et les taux de mise bas et de recrutement sont faibles. La population mondiale de rorqual bleu est difficile à évaluer : elle se situerait entre 4000 et 12 000 individus.

Différentes menaces pèsent sur le rorqual bleu : la pollution, l’enchevêtrement dans des engins de pêche, les collisions avec les navires, la perturbation causée par l’activité croissante de l’observation des baleines et les changements climatiques à long terme, qui pourraient influencer l’abondance de sa nourriture (le zooplancton). [COSEPAC]

Pour en savoir plus

Site du COSEPAC

Sur Baleines en direct :

Le rorqual bleu

Qui sont les rorquals bleus du Saint-Laurent?

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25 avril 2002

Récolte des mollusques suspendue en raison d'une toxine

La récolte des mollusques a été suspendue dans tout le Nouveau-Brunswick, sur la côte Nord de l'Ile-du-Prince-Édouard et dans la baie des Chaleurs en raison d'une toxine produite par des algues planctoniques. Les espèces de mollusques visées sont la moule, l'huître, la mye et la palourde américaine.

Habituellement, ce sont des algues du groupe des dinoflagellées, plus précisément le genre Alexandrium sp., qui sont responsables de la contamination des mollusques par leurs toxines, entre autres la saxitoxine. Les floraisons les plus importantes de ce groupe d'algues ont lieu en été et sont responsables des marées rouges. C'est donc en cette saison qu'on a généralement les problèmes de toxines.

Cette fois, les algues responsables sont du groupe des diatomées, plus précisément le genre Pseudo-nitzschia, et produisent de l'acide domoïque. On connaît l'espèce Pseudo-nitzschia multiseries pour ses floraisons automnales. Cependant, pour la première fois, c'est une autre espèce qui serait en cause, Pseudo-nitzschia seriata. C'est aussi la première fois qu'on doit fermer les zones coquillières au printemps. Il s'agit d'un phénomène tout à fait inhabituel. Les scientifiques s'interrogent sur les raisons de cette floraison printanière. L'espèce soupçonnée vit très bien en eau froide et on sait qu'en Arctique elle peut croître sous le couvert de glace. Peut-elle faire la même chose ici? Les conditions de glace particulières de cet hiver ont-elles pu la favoriser? La discussion est ouverte.

Quoi qu'il en soit, l'Agence canadienne d'inspection des aliments effectue des tests réguliers des mollusques. Le problème a donc été détecté sans délai et aucun mollusque n’a été consommé. [Pêches et Océans Canada]

Pour en savoir plus

Communiqué de Pêches et Océans Canada

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11 avril 2002

Le Saint-Laurent bien étudié : deux nouvelles chaires de recherche instaurées

L'Institut des sciences de la mer (ISMER) de Rimouski, qui fait partie de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), s'est doté dernièrement de deux nouvelles chaires de recherche reliées aux écosystèmes du Saint-Laurent.

Une de ces deux chaires de recherche porte sur l'écotoxicologie moléculaire des milieux froids. L'équipe de recherche, sous la supervision du titulaire de la chaire M. Émilien Pelletier, étudiera les effets des changements climatiques, de l'augmentation des rayons ultra-violets et de la pollution aérienne sur les écosystèmes nordiques, entre autres ceux du Saint-Laurent.

L'autre chaire de recherche, rattachée à l'ISMER, est celle de Pêches et Océans Canada. Elle a pour titulaire M. Yvan Simard de l'Institut Maurice-Lamontagne et elle porte sur l'acoustique marine. Les méthodes acoustiques permettent d'observer sous la surface de la mer à de grandes profondeurs, alors que les méthodes optiques sont limitées à cause de l'obscurité du monde sous-marin. L'acoustique active consiste à produire des sons et à écouter leurs échos, un peu comme une échographie. On peut par la suite construire des images du fond de la mer ou estimer et cartographier son contenu en poissons ou en plancton. Il y a aussi l'acoustique passive, par laquelle on écoute simplement les sons sous-marins au moyen d'hydrophones. Cela nous permet par exemple d'écouter les vocalisations des baleines ou les bruits des navires. Des méthodes bien utiles pour les études dans le Saint-Laurent.

Un autre projet sera bientôt réalisé en collaboration avec l'ISMER. Il s'agit du Centre de recherche sur les biotechnologies marines, qui se consacrera à l'étude des molécules marines pour des utilisations dans le domaine de la santé, par exemple en pharmacologie. [ISMER, UQAR]

Pour en savoir plus

Création d'une chaire de recherche en acoustique marine appliquée

Création d'une chaire de recherche en écotoxicologie

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28 mars 2002

Une activité interrégionale des Fêtes du Québec maritime… le Grand décompte des baleines et des phoques!

Le Grand décompte des baleines et des phoques sera une des nombreuses activités réalisées dans le cadre des Fêtes du Québec maritime. Ces fêtes rendront hommage au milieu marin. Plus de 170 activités se dérouleront entre le 21 juin et le 10 juillet 2002, dans plus de 45 villes et municipalités. Seront à l’honneur, le fleuve, l’estuaire, le golfe, les côtes, les îles, la faune, la flore et les habitants des régions du Québec maritime. La conférence de presse pour le lancement officiel des Fêtes du Québec maritime se fait aujourd’hui à Rimouski.

Le Grand décompte des baleines et des phoques se déroulera sur le territoire de cinq Associations touristiques régionales (Manicouagan, Duplessis, Bas-Saint-Laurent, Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine). Cette activité interrégionale aura lieu les 7, 8 et 9 juillet, alors que plus de 40 observateurs répartis le long du Saint-Laurent seront aux aguets. Plusieurs centaines de mammifères marins sont présents dans nos eaux à cette période de l'année. On y recense de nombreuses espèces, allant du petit marsouin commun à l'immense rorqual bleu. Les observateurs de deux réseaux bien établis sur tout le territoire du Québec maritime feront part de leurs observations à l’équipe du GREMM (Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins), basée au Centre d’interprétation des mammifères marins de Tadoussac.

Ces informations seront colligées et présentées sur plusieurs sites Internet: www.baleinesendirect.net, www.fetesduquebecmaritime.com et www.biosphere.ec.gc.ca. Le projet, coordonné par l'équipe du GREMM, sera réalisé en collaboration avec les observateurs du ROMMBSL (Réseau d'observateurs de mammifères marins du Bas-Saint-Laurent). L’équipe du ROMMBSL et de la Biosphère d’Environnement Canada présentera au grand public, durant les trois jours de l'événement, des activités de sensibilisation complémentaires à l’activité du Grand décompte.

Lors de l’événement, le public sera invité à participer activement au succès du Grand décompte des baleines et des phoques par l’intermédiaire d’un numéro sans frais. En effet, ce numéro permettra un contact direct entre les gens du grand public et un spécialiste des mammifères marins du GREMM. Ce dernier sera disponible pour répondre aux questions et aux demandes d’information, par exemple " Où voir les baleines aujourd’hui? ". Bien entendu, tous pourront faire part de leurs observations réalisées au cours de l’événement.

Pour en savoir plus 

Site du Québec maritime, section Dernières nouvelles/Fêtes du Québec maritime

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14 mars 2002

Nouveau règlement pour l’observation des baleines dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent

On annonçait le 12 mars dernier l’adoption et la mise en vigueur du Règlement sur les activités en mer dans le parc marin du SaguenaySaint-Laurent. Ce règlement est une première au Canada. Il vise à mieux protéger les baleines du dérangement par les activités d’observation en mer. Ce règlement a fait l’objet d’une approche concertée : les croisiéristes, le milieu scientifique, les intervenants touristiques, économiques et sociaux de la région, tous ont participé avec les gouvernements du Québec et du Canada à l’élaboration du règlement.

Le Règlement sur les activités en mer dans le parc marin du SaguenaySaint-Laurent comporte deux parties. L’une énonce les conditions de délivrance du permis, notamment pour les propriétaires d’entreprises de croisière. L’autre dicte les comportements à suivre en présence de mammifères marins. On y aborde les vitesses et les distances à respecter, ainsi que diverses règles d’approche respectueuses des animaux. Il est à noter que le béluga, en tant que population en danger de disparition, doit être exclu des activités d’observation.

Ce nouveau règlement s’applique dans les limites du territoire du parc marin qui s’étend sur 1138 km2, à la confluence du fjord du Saguenay et de l’estuaire du Saint-Laurent. Toute la zone à l’extérieur du parc marin est régie par le Règlement sur la protection des mammifères marins de Pêches et Océans Canada. Ce ministère révise actuellement ce règlement pour le rendre plus apte à protéger les mammifères marins du Saint-Laurent. Pour l’instant, l’observation des baleines à l’extérieur du parc marin n’est encadrée que par un Code d’éthique d’application volontaire. [Communiqué de Parcs Canada]

Pour en savoir plus 

Sur le site de Parcs Canada :

Communiqué de presse: Adoption et mise en vigueur du Règlement sur les activités en mer dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent

Fiche d’information : La réglementation sur les activités en mer dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent

Sur Baleines en direct :

Il y a des limites à observer

Un parc marin au Québec

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28 février 2002

Le cancer chez les bélugas du Saint-Laurent

En 1986, une première étude publiée par Daniel Martineau de la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal suggérait qu'il existait un lien entre le premier cas de cancer découvert chez un béluga du Saint-Laurent et leur contamination par des produits chimiques. Depuis, l’équipe du Dr Martineau poursuit une enquête minutieuse pour documenter les causes de mortalité chez les bélugas. Dans une nouvelle étude parue ce mois-ci dans la revue Environmental Health Perspectives, Martineau et ses collaborateurs rapportent le résultat de l'examen de 129 carcasses de bélugas effectué entre 1983 et 1999. Leur étude a révélé que le cancer, particulièrement des cancers affectant le système digestif, est la principale cause de mortalité (27 %) chez les bélugas adultes. Ce taux de cancer est beaucoup plus élevé que chez les bélugas de l’Arctique et que chez tout autre espèce de mammifères sauvages. C'est un taux qui est en fait comparable à celui retrouvé chez les humains.

Les auteurs de l'étude rappellent que le taux de ce type de cancer dans la population humaine vivant à proximité de l'aire de répartition des bélugas est aussi particulièrement élevé en comparaison avec d'autres régions au Québec et au Canada. De plus, ils notent que chez les humains, plusieurs études ont établi un lien entre ces cancers et l’exposition aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), un agent carcinogène puissant émis dans l’atmosphère par les alumineries. Sans permettre d'établir un lien causal définitif, la présence de concentrations importantes de HAP dans l’environnement des bélugas et leur contamination par ces produits amènent les auteurs de l’étude à conclure que les taux élevés de cancers chez les bélugas pourraient être causés par ces rejets toxiques.

Depuis le début de l'enquête entreprise par l’équipe du Dr Martineau, les principales industries polluantes situées dans le bassin du Saint-Laurent ont considérablement réduit leurs émissions toxiques. Les alumineries d'Alcan avaient mis fin à leurs rejets liquides de HAP au début des années 80, et les émissions atmosphériques annuelles de HAP sont passées de 1 600 tonnes en 1983 à environ 370 tonnes en 1995, une réduction de 77 %. Malgré ces efforts, la situation des bélugas demeure précaire.

Le béluga du Saint-Laurent est sur la liste des espèces en voie de disparition au Canada. Sa population aujourd'hui estimée à environ 1000 individus ne représente que 20 à 25 % de ce qu'elle était au début du XXe siècle. Bien que la chasse commerciale, considérée comme principale responsable de cette diminution, ait pris fin il y a plus de 40 ans, la population des bélugas du Saint-Laurent ne semble pas en voie de rétablissement. En effet, les recensements aériens effectués régulièrement au cours des 20 dernières années n’ont pas permis de détecter d’augmentation du nombre de bélugas dans le Saint-Laurent.

Pour en savoir plus 

Résumé de l'article (en anglais)

Cancer in Wildlife, a Case Study: Beluga from the St. Lawrence Estuary, Québec, Canada.

Site Baleines en direct :

De quoi meurent les bélugas ?

Le plan de rétablissement pour les bélugas du Saint-Laurent

Des industries préoccupées par l’environnement

Combien y a-t-il de polluants dans un béluga ?

Site de Saint-Laurent Vision 2000 : (phase III du Plan d’action Saint-Laurent)

Pour l'article complet (en anglais) : Martineau, D., K. Lemberger, A. Dallaire, P. Labelle, T.P. Lipscomb, P. Michel, and I. Mikaelian. 2002. Cancer in Wildlife, a Case Study: Beluga from the St. Lawrence Estuary, Québec, Canada. Environmental Health Perspectives, vol. 110, no 3, mars 2002, (p. 1 à 8).

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14 février 2002

Le ministère de la Culture et des Communications fait parler des baleines.

Dans le cadre du programme de Soutien aux institutions muséales, le ministère de la Culture et des Communications du Québec a octroyé une aide de 80 000 $ au CIMM, le Centre d'interprétation sur les mammifères marins. Le CIMM est un centre de référence et d'actualité sur les baleines du Saint-Laurent situé à Tadoussac. C'est aussi un centre de référence disponible pour les intervenants de l'industie régionale des croisières aux baleines.

Son exposition permet de sensibiliser chaque année près de 35 000 visiteurs à la vie des baleines et à leur protection. La subvention du ministère de la Culture et des Communications servira à renouveler l'exposition permanente. Les améliorations apportées à l'exposition permettront de livrer une information encore plus à jour, pour continuer à maintenir le lien entre la recherche scientifique sur ces animaux grandioses et le grand public. [Ministère de la Culture et des Communications]

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31 janvier 2002

Déversement toxique dans le Saint-Laurent

La Société pour vaincre la pollution (SVP) et le Bureau d'investigation environnemental (EBI) ont rapporté récemment qu'un ancien site d'enfouissement de déchets toxiques du grand Montréal laissait s'écouler des BPC dans les eaux du Saint-Laurent.

Ce site avait été asphalté en 1966 pour devenir un stationnement en vue de l'Expo '67. Entre 1967 et 1972, il avait servi de petit aéroport local, avant d'être repris par la ville de Montréal, une décennie plus tard, pour créer un parc industriel des nouvelles technologies, le Technoparc. Le site a une superficie de 30 millions de pieds carrés et est situé près du pont Victoria, à moins de deux kilomètres du centre-ville de Montréal.

Ce danger environnemental est connu depuis 1988. Certains échantillons d'eau recueillis dans le Saint-Laurent ont montré des concentrations de BPC de 368 parties par milliard près du site, soit des concentrations des centaines de milliers de fois supérieures aux normes gouvernementales admises. La SVP et le EBI reprochent à Environnement Canada de ne pas s'impliquer dans le dossier. [Environment News Service]

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