Dossier de l'heure

Exploration pétrolière et gazière dans le Saint-Laurent

En novembre 2002, le Plan d’exploration pétrolière et gazière d’Hydro-Québec était rendu public : 300 millions de dollars d’ici 2010 pour l’exploration sismique et le forage du golfe et de l’estuaire du Saint-Laurent. Ce plan a soulevé beaucoup d’inquiétudes chez les groupes environnementaux, la communauté scientifique, et les industries de la pêche et du tourisme. Le gouvernement du Québec a choisi de tenir des audiences publiques, mais seulement sur les levés sismiques. Pendant ce temps, le même gouvernement continue à pousser pour que débute rapidement le forage exploratoire dans le golfe.




Suivi du dossier

  • Nouvelle stratégie énergétique : Québec veut relancer l’exploration pétrolière et gazière du Saint-Laurent (4 mai 2006)
  • Le Fédéral veut faciliter l’exploration pétrolière et gazière en eaux canadiennes (25 avril 2005)
  • Sismique en milieu marin : l’énoncé des pratiques canadiennes contraire au principe de précaution (5 avril 2005)
  • Réaction au rapport du BAPE: Les Madelinots restent vigilants (10 novembre 2004)
  • Réaction au rapport du BAPE: communiqué de presse du Sierra Club du Canada (1er nov 2004)
  • La prospection sismique aurait des effets alarmants sur le crabe des neiges (26 octobre 2004)
  • Le BAPE rend public son rapport sur les enjeux liés aux levés sismiques dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent (22 octobre 2004)
  • Rapport fédéral sur les impacts des bruits sismiques sur la faune marine (4 octobre 2004)
  • En attendant les recommandations du BAPE sur le sismique, on sonde toujours ! (8 septembre 2004)
  • Le BAPE reçoit les opinions du public (20 mai 2004)
  • Le BAPE sur Internet (1er avril 2004)
  • Début de la première partie du BAPE : 5 avril (25 mars 2004)
  • Le BAPE présente la composition de la commission d’enquête sur les levés sismiques (16 mars 2004)
  • Le Comité d’experts du gouvernement du Québec dépose son rapport sur les levés sismiques (11 mars 2004)
  • Un groupe de Madelinots s'inquiète et questionne (8 janvier 2004)
  • Formation du comité d’experts sur les projets de levés sismiques dans le Saint-Laurent (15 décembre 2003)
  • Réponses des autorités aux demandes du Front commun et réactions du Front commun (8 décembre 2003)
  • Point de presse sur la colline parlementaire : UNE BALEINE BLEUE S’ÉCHOUE SUR LA COLLINE PARLEMENTAIRE DE QUÉBEC : Deux nouveaux avis scientifiques jugent le projet d’exploration gazière d’Hydro-Québec trop risqué pour les baleines du Saint-Laurent (27 novembre 2003)
  • Communiqué de presse : La prospection pétrolière trop risquée, le Saint-Laurent trop fragile (13 novembre 2003)
  • Lettre à David Anderson, ministre de l'Environnement du Canada (13 novembre 2003)
  • Lettre ouverte à Jean Charest, Premier ministre du Québec (13 novembre 2003)
  • Proposition de projet réduit par GSI à l'Office national de l'énergie (5 novembre 2003), Téléchargez le document (en anglais seulement)
  • Sierra Club Canada demande à David Anderson, ministre de l'Environnement du Canada, et à Robert Thibault, ministre de Pêches et Océans Canada, un moratoire fédéral immédiat sur l'exploration et le développement pétroliers et gaziers dans le golfe du Saint-Laurent. (3 novembre 2003), Téléchargez la lettre (en anglais seulement)
  • L’ONÉ garde la porte ouverte à l’exploration sismique dans le Saint-Laurent (31 octobre 2003)
  • Exploration sismique dans le Saint-Laurent : Pêches et Océans Canada et Environnement Canada jugent le projet trop risqué (28 octobre 2003)
  • Un regroupement d'artistes se prononcent contre le Plan d'exploration d'Hydro-Québec : Our fleuve is what we are (27 octobre 2003)
  • Hydro-Québec mise toujours sur l’exploration gazière du Saint-Laurent (24 octobre 2003)
  • Avis scientifique du GREMM (non sollicité) sur l’étude d’évaluation environnementale " GSI West Gulf of St. Lawrence, Survey 2003, July 2003 ", Résumé et recommandations (24 octobre 2003)
  • Campagne 2003 de levés géophysiques dans le golfe du Saint-Laurent, Résumé de l'évaluation environnementale, Téléchargez le document
    Pour accéder à l'étude complète, consultez le Registre public de l'Office national de l'énergie
  • Communiqué de presse d’un regroupement d’organismes (groupes environnementaux, chercheurs, croisiéristes, association touristique, communauté autochtone): Le Saint-Laurent fait face à de nouvelles perturbations: moratoire demandé sur le programme d’exploration gazière et pétrolière d’Hydro-Québec (15 octobre 2003)
  • Réponse de Jean Charest du Parti libéral du Québec au questionnaire des groupes environnementaux (11 avril 2003)
  • Questionnaire adressé aux partis politiques (8 avril 2003)
  • Exploration et exploitation gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent : Des clarifications demandées par quatre organismes (8 avril 2003)
  • Les pressions pour le développement pétrolier en milieu marin s’intensifient au Canada (13 mars 2003)
  • Que se passe-t-il avec le dossier pétrole? Court rappel et mise à jour (12 février 2003)
  • Exploitation pétrolière ? Trop risquée ! Des moratoires partout dans le monde
  • Quelques précisions (17 décembre 2002)
  • Projets d'exploration pétrolière dans le Saint-Laurent : les régions veulent conserver leurs acquis (16 décembre 2002)
  • L’exploration pétrolière : une menace pour les baleines… et le développement durable
  • Effets de l’exploration sismique sur les baleines
  • Annonce du Plan d'exploration pétrolière et gazière d'Hydro-Québec (28 novembre 2002)

    Lettres et Communiqués

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    Suivi du dossier

    4 mai 2006

    Nouvelle stratégie énergétique : Québec veut relancer l’exploration pétrolière et gazière du Saint-Laurent

    Dans la Stratégie énergétique 2006-2015 dévoilée aujourd’hui, le gouvernement du Québec annonce qu’il entend relancer l’exploration gazière et pétrolière dans le golfe et l’estuaire du Saint-Laurent.

    La Stratégie énergétique reconnaît qu’il faut tenir compte des recommandations du BAPE dont le rapport sur les enjeux des levés sismiques dans le Saint-Laurent a été déposé à l’automne 2004. Pour se faire, plusieurs mesures d’ordre légal et réglementaire sont envisagées, et le Québec conclut qu’elles « permettront effectivement de réaliser les levés sismiques dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent, tout en assurant la protection de l’environnement. »

    Le GREMM tient à souligner qu’il est prématuré de tirer une telle conclusion. Premièrement, Québec propose de s’appuyer sur le guide canadien des bonnes pratiques en matière de levés sismiques en milieu marin, guide qui fait actuellement l’objet d’une consultation. Rappelons que la plus récente version de ce guide, dont l’élaboration est pilotée par Pêches et Océans Canada, a été grandement critiquée pour sa mollesse par les principales organisations environnementales au pays.

    Deuxièmement, comme on le rappelle dans le document sur la stratégie énergétique, le BAPE recommandait que des restrictions sur les levés sismiques soient imposées dans certaines zones, et que ces restrictions pourraient aller jusqu’à l’interdiction totale. Ce travail d’identification de zones à protéger n’est pas encore complété. Or, il s’agit d’une étape cruciale, et selon certains scénarios s’appuyant sur les données de scientifiques privés et gouvernementaux sur les mammifères marins du Saint-Laurent, ces zones pourraient comprendre l’ensemble de l’estuaire et de grandes parties du golfe pour des périodes s’étendant des mois d’avril à décembre.

    Le GREMM invite donc les organisations environnementales et l’ensemble des Québécois à suivre ce dossier de près afin de s’assurer que la fragilité des écosystèmes du Saint-Laurent, dont dépendent les communautés riveraines, ne sera pas mise à l’épreuve par les levés sismiques et les phases subséquentes de l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures.

    Pour en savoir plus

    Consultez la page sur la Stratégie énergétique sur le site du ministère des Ressources naturelles et de la Faune

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    25 avril 2005

    Le Fédéral veut faciliter l’exploration pétrolière et gazière en eaux canadiennes

    Le gouvernement fédéral propose des modifications à la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale: dans le cas d’un premier forage exploratoire dans une zone donnée au large des côtes canadiennes, un simple examen préalable remplacerait l’étude approfondie nécessaire jusqu’ici. Ces modifications, poussées par l’industrie pétrolière et gazière, n’ont pas fait l’unanimité au sein du sous-comité chargé d’examiner la question. Elles font tout de même l’objet d’un projet de loi, soumis à la consultation publique de la fin mars à la fin avril 2005.

    L’avis du GREMM est que ces modifications, visant essentiellement à accommoder l’industrie pétrolière et gazière plutôt que les intérêts du public et notre responsabilité face à l’environnement marin, sont inacceptables. Elles sont particulièrement inquiétantes à la lumière de l’Énoncé des pratiques canadiennes en matière d’atténuation des incidences des levés sismiques en milieu marin (la première phase de l’exploration pétrolière et gazière), un document qui a fait l’objet de critiques sévères et est toujours en évaluation.

    Pour en savoir plus

    L’avis du GREMM concernant la proposition de modifier le Règlement sur la liste d’étude approfondie (Téléchargez le document Word, en anglais seulement)

    Nouveau : Les amendements à la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale ont été adoptés en novembre 2005, malgré la vive opposition de nombreuses organisations environnementales, communautaires et scientifiques.

    Pour en savoir plus

    Règlement modifiant le Règlement sur la liste d'étude approfondie - La Gazette du Canada, Vol. 139, no 24 — 30 novembre 2005


    5 avril 2005

    Sismique en milieu marin : l’énoncé des pratiques canadiennes contraire au principe de précaution

    Pêches et Océans Canada (MPO) vient de compléter une étape importante d’un processus entamé il y a près de deux ans afin de mieux encadrer les activités d’exploration gazière et pétrolière dans les milieux marins canadiens. Il y avait d’abord eu la publication en octobre 2003 d’un cadre pour aider le MPO à évaluer les demandes de permis pour ces activités. À la suite de consultations de scientifiques du MPO et d’experts d’organisations indépendantes, MPO avait publié un an après un rapport présentant l’état des connaissances sur les impacts des bruits sismiques sur la faune marine. Dans l’ensemble, ce rapport décrivait bien les risques et les incertitudes associés aux impacts des bruits sismiques sur la faune marine. Restait à évaluer l’efficacité des mesures d’atténuation pour réduire ces risques à des niveaux acceptables, notamment pour les mammifères marins et les espèces d’intérêt commercial. Cette question a fait l’objet d’une nouvelle série de consultations à l’automne 2004, encore une fois auprès de scientifiques du MPO et d’experts invités. Les consultations sur les effets des bruits sismiques et sur l’efficacité des mesures d’atténuation ont conduit le MPO à publier un Énoncé de pratiques canadiennes, qui vise « à officialiser et à uniformiser les mesures d’atténuation du Canada s’appliquant à la réalisation de levés sismiques en milieu marin ». Cet énoncé fait l’objet de consultations publiques jusqu’au 19 avril 2005.

    Clairement, cet énoncé ne permettra pas de protéger les baleines et leurs habitats au Canada. Bien que le MPO reconnaisse les risques et incertitudes liés aux impacts du bruit sismique sur la faune marine, il est beaucoup trop optimiste en ce qui a trait à l’efficacité des mesures d’atténuation disponibles, et ce en dépit de l’avis de ces propres experts. Il faut espérer que les consultations publiques en cours permettront de dénoncer la mollesse de l’énoncé et d’y ramener le principe de précaution, d’ailleurs enchâssé dans la Loi sur les océans.

    Pour lire et soumettre des commentaires sur L’énoncé des pratiques canadiennes, atténuation des incidences des levés sismiques dans le milieu marin : http://www.dfo-mpo.gc.ca/ canwaters-eauxcan/infocentre/media/seismic-sismique/intro_f.asp

    Consultez l'énoncé des pratiques canadiennes (19 avril 2005) de l'atténuation des incidences des levés sismiques dans le milieu marin sur le site de Pêches et Océans Canada

    Commentaires de Lindy Weilgart et Hal Whitehead, biologistes à Dalhousie University, Halifax. (Téléchargez le document Word, en anglais seulement)

    Commentaires du GREMM. (Téléchargez le document Word, en anglais seulement)

    10 novembre 2004

    Réaction au rapport du BAPE: Les Madelinots restent vigilants

    Le groupe de citoyens Madelinots pour le Respect du Golfe ont diffusé un communiqué de presse et adressé une lettre au ministre québécois de l'Environnement, M. Thomas Mulcair. En accord avec les conclusions du rapport du BAPE, ils s'inquiètent cependant du silence du gouvernement. Ils demandent à nouveau, comme une cinquantaine d'organismes depuis deux ans, un moratoire sur toutes les activités d'exploraiton et d'exploitation des hydrocarbures du Saint-Laurent.

  • Communiqué de presse : Les Madelinots pour le Respect du Golfe (MRG) demeurent vigilants (7 novembre 2004) (Téléchargez le document)
  • Lettre à M. Thomas Mulcair, ministre de l'Environnement du Québec (9 novembre 2004) (Téléchargez le document)

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    26 octobre 2004

    La prospection sismique aurait des effets alarmants sur le crabe des neiges

    Pêches et Océans Canada vient de rendre publiques les conclusions d’une équipe de scientifiques qui s’étaient penchés le 29 septembre dernier sur les résultats d’une étude portant sur les impacts de la prospection sismique sur le crabe des neiges. L’étude a porté plus précisément sur la biologie reproductive des femelles. Elle a été menée au cap Breton (Nouvelle-Écosse), à l’hiver 2003 et au printemps 2004. Les résultats, que le rapport présente comme étant préliminaires, sont alarmants: les femelles exposées présentaient des dommages à l’hépatopancréas (l’équivalent du foie) et aux ovaires, leurs œufs étaient endommagés et les larves ont éclos plus tard et étaient plus petites que celles des femelles non-exposées.

    La prospection sismique dans le Saint-Laurent, qui a pour but d’évaluer le potentiel en hydrocarbures de ses fonds marins, soulève de nombreux enjeux environnementaux, principalement en ce qui concerne les mammifères marins et les crabes. Les craintes soulevées au sujet des mammifères marins sont supportées par de nombreuses études. Un rapport déposé cet automne par le Secrétariat canadien de consultation scientifique concluait d’ailleurs que, dans le pire des scénarios, les impacts des bruits sismiques sur le comportement des mammifères marins auraient de fortes incidences écologiques. Dans le cas des crabes, le peu d’études sur le sujet ne permettaient jusqu’ici ni de calmer ni de confirmer les craintes formulées par le public, et les pêcheurs en particulier. Or, les résultats qui viennent d’être rendus publics indiquent que les risques posés par les bruits sismiques ne peuvent être pris à la légère. Le rapport de Pêches et Océans Canada préconise tout de même d’autres études avant de conclure que les effets mesurés sont véritablement attribuables au bruit sismique et non à d’autres causes comme la température de l’eau ou la nature du substrat.

    Ces résultats, sans être définitifs, donnent raison à la commission du BAPE sur les enjeux liés aux levés sismiques, qui préconise l’approche de précaution dans son rapport du 31 août 2004. On rappelle que le crabe des neiges est une ressource économique de première importance dans bien des régions bordant le Saint-Laurent maritime.

    Pour en savoir plus

    Rapport sur l’état des habitats 2004/003 : Impacts possibles de la prospection sismique sur le crabe des neiges (Téléchargez le document PDF)

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    22 octobre 2004

    Rapport du BAPE sur les levés sismiques

    À la demande du ministre de l'Environnement, M. Thomas J. Mulcair, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) rend public aujourd'hui son rapport d'enquête et d'audience publique sur les enjeux liés aux levés sismiques dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent.

    Pour en savoir plus
    Téléchargez le rapport du BAPE
    Consultez le site du BAPE

    Quelques réactions

    Écoutez la réaction de Robert Michaud, en entrevue à l’émission D’un soleil à l’autre, sur la première chaîne de la radio de Radio-Canada (22 octobre 2004)

    Sur le site de Radio-Canada
    Levés sismiques dans le golfe : les Madelinots demeurent inquiets (25 octobre 2004)

    Communiqué de presse du Sierra Club du Canada: Mise en garde d’un rapport du Québec : les relevés sismiques sont un danger pour le milieu biologique marin (1er novembre 2004)

    Les Madelinots pour le Respect du Golfe diffuse un communiqué de presse et adresse une lettre au ministre de l'Environnement du Québec, M. Thomas Mulcair (10 novembre 2004)

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    4 octobre 2004

    Rapport fédéral sur les impacts des bruits sismiques sur la faune marine

    Le Secrétariat canadien de consultation scientifique a déposé à la mi-septembre un rapport présentant l’état des connaissances sur les impacts des bruits sismiques sur la faune marine. Ce rapport est issu d’une série d’ateliers nationaux auxquels ont participé des scientifiques de Pêches et Océans Canada ainsi que des experts invités. L’objectif est d’élaborer un cadre décisionnel pour l’examen préalable des projets de prospection sismique en eaux canadiennes.

    Le comité constate que les risques posés par les bruits sismiques sont mal quantifiés et souvent inconnus, et qu’ils font l’objet de débat entre spécialistes. Les bruits sismiques pourraient avoir de nombreuses répercussions nuisibles pour l’environnement marin, mais l’état des connaissances ne permet pas d’en être certain. Le comité souligne qu’il existe des mesures d’atténuation, sans en évaluer l’efficacité. À ce sujet, il y aura un atelier de travail conduit par le même comité le 13 octobre prochain sur les méthodes pour réduire les effets du bruit causé par les levés sismiques. Le rapport pointe aussi divers secteurs qui devraient faire l’objet de recherche.

    Dans la section sur les mammifères marins, le comité examine les répercussions possibles des bruits sismiques en 22 points. Il conclut entre autres qu’il est peu probable que l’exposition à des bruits sismiques cause la mortalité directe de mammifères marins. Il note par contre que ce type d’activité pourrait résulter en un déplacement permanent du seuil auditif chez les mammifères marins ; c’est-à-dire que les mammifères marins pourraient devenir sourds à certaines fréquences sonores. Finalement, il note aussi que les bruits sismiques peuvent entraîner divers effets comportementaux, et que, dans le pire des scénarios, ceci pourrait avoir de fortes incidences écologiques.

    Pour en savoir plus
    Évaluation des renseignements scientifiques sur les impacts des bruits sismiques sur les poissons, les invertébrés, les tortues et les mammifères marins ( Téléchargez le document)

    Rappel
    • Un exercice semblable mené par un comité international mis sur pied par une commission fédérale américaine est en cours. Il s’agit du Advisory Committee on Acoustic Impacts on Marine Mammals
    • Les recommandations du BAPE sur les enjeux des levés sismiques dans le Saint-Laurent devraient être rendues publiques avant la fin du mois d’octobre.

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    8 septembre 2004

    En attendant les recommandations du BAPE sur le sismique, on sonde toujours !

    La commission du BAPE sur les enjeux des levés sismiques dans le Saint-Laurent a déposé le 31 août dernier son rapport au ministre québécois de l’environnement, M. Thomas Mulcair. Cette commission a été mise sur pied pour répondre aux multiples inquiétudes soulevées par les projets d’exploration gazière et pétrolière dans le golfe et l’estuaire du Saint-Laurent que la firme GSI voulait entreprendre dès l’automne 2002 pour le compte d’Hydro-Québec. Le ministre dispose de 60 jours pour rendre publiques les recommandations du rapport. Au cours des prochaines semaines, le Secrétariat canadien de consultation scientifique doit également déposer les conclusions d’un comité fédéral qui s’est penché dans les derniers mois sur " le cadre réglementaire et de gestion de la prospection sismique dans les eaux canadiennes ". Ces deux rapports devraient permettre d’évaluer l’état de nos connaissances sur les risques que posent ces techniques pour la vie marine et de mieux encadrer cette activité, particulièrement dans les milieux productifs et fragiles comme le Saint-Laurent.

    Pendant que les autorités provinciales et fédérales complètent leurs évaluations, des tests sismiques ont été effectués en toute légalité cet été dans l’estuaire du Saint-Laurent. Au début août, une équipe de la Commission géologique du Canada dirigée par M. Bernard Long (INRS-Océanologie) a effectué une série de levés sismiques entre Les Escoumins et Pointe des Monts. Cette mission, financée en partie par Hydro-Québec, doit également permettre d’évaluer le potentiel gazier des fonds marins de l’estuaire du Saint-Laurent.

    Bien que la source sonore employée par l’équipe de M. Long soit considérablement moins puissante que celle que projetait utiliser la firme GSI, les sons produits demeurent très élevés et sont également susceptibles d’interférer avec le comportement des rorquals bleus qui s’alimentent activement dans ce secteur à cette période de l’année. Plus tôt cet été, un groupe d’experts de la Commission baleinière internationale a fait part de ses inquiétudes face aux impacts de l’utilisation de plus en plus répandues des levés sismiques et de la nécessité d’éviter les habitats critiques pour les baleines. Or, les levés sismiques effectués cet été ont été réalisés dans la principale aire de concentration des rorquals bleus de l’Atlantique Nord-Ouest, une population en voie de disparition. Ces levés ont été réalisés à quelques kilomètres du parc marin du Saguenay—Saint-Laurent et sur une grande partie du territoire présentement considéré par Pêches et Océans Canada pour l’établissement d’une zone de protection marine.

    Dans son mémoire déposé à la commission du BAPE en mai dernier, le GREMM rappelait que la problématique de l’élévation du bruit dans les habitats des baleines appelle à la prudence. Selon les auteurs du mémoire, il est illusoire d’envisager la protection de quelques espèces ou écosystèmes en développant des solutions à la pièce. Il est urgent de développer une approche globale basée sur la protection des habitats critiques, particulièrement ceux des espèces en péril.

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    20 mai 2004

    Le BAPE reçoit les opinions du public

    Deux séances du BAPE permettent au public de faire valoir leurs opinions au sujet des levés sismiques dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent. La première a eu lieu à Québec le 18 et le 19 mai. La seconde se tiendra aux îles de la Madeleine les 26 et 27 mai prochain.

    Pour en savoir plus
    Tous les mémoires déposés sont disponibles sur le site du BAPE
    Résumé de la position défendue par Robert Michaud et Véronik de la Chenelière, du GREMM

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    1er avril 2004

    Le BAPE sur Internet

    La commission sur les enjeux des levés sismiques dans le Saint-Laurent annonçait cette semaine que le public pourra écouter en direct sur Internet les séances d’information et de questions qui se tiendront à partir du 5 avril prochain. Le public pourra également transmettre ses questions à la commission par Internet. Rendez-vous sur le site du BAPE à partir du 5 avril : http://www.bape.gouv.qc.ca/sections/mandats/sismiques/index.htm

    Pour en savoir plus
    Communiqué de presse du BAPE : Diffusion de la première partie de l’audience publique en direct sur le web

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    25 mars 2004

    Début de la première partie du BAPE : 5 avril

    La première partie du BAPE sur les levés sismiques dans le Saint-Laurent débutera le 5 avril 2004 à Rimouski. Au cours des deux semaines qui suivront, la commission du BAPE visitera les îles de la Madeleine, Gaspé et Sept-Îles. Aucune audience publique n’aura lieu à Québec ou Montréal.

    Cette première partie est l’occasion, tant pour la population que pour la commission, de bien cerner la question des levés sismiques et de mettre en lumière les enjeux qui y sont associés. Ce sera au cours de la deuxième partie que le public pourra exprimer son opinion sur la question, soit verbalement lors des audiences, soit en présentant un mémoire. Les séances de la deuxième partie du BAPE débuteront le 18 mai 2004. Les modalités, lieux et dates restent à préciser.

    Pour en savoir plus

    Sur le site du BAPE :

    Les enjeux liés aux levés sismiques dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent

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    16 mars 2004

    Le BAPE présente la composition de la commission d’enquête sur les levés sismiques

    Il s’agit de la commission chargée de tenir une enquête et une audience publique sur les enjeux liés aux levés sismiques dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Le président de cette commission est M. Michel Germain, géomorphologue, expert en sciences de l’eau et ayant présidé ou agi à titre de commissaire dans l’évaluation de nombreux projets. M. Pierre André, biologiste en écologie aquatique, et M. Jacques Locat, ingénieur géologue, l’assisteront dans son travail.

    La commission fera connaître dans les prochains jours la démarche qui sera suivie pour recueillir les questions et les opinions du public.

    Pour en savoir plus
    Sur le site du BAPE :
    Les enjeux liés aux levés sismiques dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent
    Communiqué de presse : Le président du BAPE présente la commission chargée de mener l’enquête et l’audience publique

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    11 mars 2004

    Le Comité d’experts du gouvernement du Québec dépose son rapport sur les levés sismiques

    Le 5 mars dernier, le Comité d’experts mis sur pied par MM. Hamad et Mulcair en décembre 2003 rendait public son rapport sur les projets de levés sismiques dans le golfe et l’estuaire du Saint-Laurent. Le GREMM a été appelé à se prononcer sur ce rapport dans les médias. Voici les principaux points que ce groupe a fait valoir :

    • Le Comité d’experts conclut comme nous que les enjeux majeurs à considérer sont les impacts sur les mammifères marins et sur les industries à caractère durable déjà en place dans les communautés riveraines de l’estuaire et du golfe (pêche et tourisme).
    • Le Comité d’experts a fait un tour rapide de la littérature scientifique disponible sur la question des levés sismiques, de leurs impacts sur la faune marine et des mesures d’atténuation qui existent. À ce sujet, leurs conclusions sont beaucoup moins prudentes que ne l’étaient celles des experts de Pêches et Océans Canada l’automne dernier dans leur analyse de l’acceptabilité d’un sous-projet du Plan d’exploration d’Hydro-Québec. L’analyse de Pêches et Océans Canada s’approchait davantage du consensus qui existe chez les experts internationaux : cette technique est inacceptable dans certains habitats critiques, particulièrement riches et fragiles.
    • Le Comité d’experts souligne les retombées positives pour le Québec de l’exploitation de gisements d’hydrocarbures dans le Saint-Laurent, mais ne les met pas en balance avec les impacts négatifs attendus de toutes les étapes nécessaires pour arriver à l’exploitation, soit le forage exploratoire, l’exploitation des gisements et le démantèlement des plates-formes.
    • Le Comité d’experts justifie la décision du gouvernement de limiter leur mandat aux levés sismiques en avançant qu’il s’agit de " l’activité la plus susceptible de se concrétiser à court terme ". Or, le gouvernement du Québec continue de pousser pour que débute rapidement le forage exploratoire dans le golfe, notamment sur le Old Harry, près des îles de la Madeleine. Rien n’est prévu pour examiner l’ensemble des effets du forage sur le Saint-Laurent ou pour recueillir les préoccupations de la population à cet égard.

    Ce rapport constituera la base documentaire d’une consultation menée par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Le rapport des commissaires devra être remis au plus tard le 31 août prochain. Le GREMM a l’intention de rédiger un mémoire, qui inclura l’avis de cinq experts internationaux sur l’acceptabilité de la technique dans le Saint-Laurent, étant donné ses particularités physiques et biologiques.

    Pour en savoir plus
    Communiqué de presse du ministère de l’Environnement et du ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs
    Rapport du Comité d’experts sur les enjeux liés aux levés sismiques dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent ( Téléchargez le document, 6,1 M)

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    8 janvier 2004

    Un groupe de Madelinots s'inquiète et questionne

    Un regroupement de citoyens des îles de la Madeleine est inquiet. L'annonce de MM. Mulcair et Hamad en décembre dernier concernant l'étude des impacts des relevés sismiques dans le Saint-Laurent ne calme pas leurs préoccupations. Des projets de forages exploratoires et d'exploitation des hydrocarbures sont imminents en mer près de chez eux (secteur du Old Harry) et sur leurs terres. Ils exigent que la population des îles de la Madeleine soit mieux informée en ce qui concerne les enjeux et les impacts de ces projets de forage, qui ne sont soumis à aucun examen public.

    Pour en savoir plus
    Téléchargez les bulletins adressé par ce groupe aux citoyens des îles de la Madeleine :
    Bulletin 1
    Bulletin 2 (en pdf)
    Bulletin 3
    Bulletin 4
    Communiquez avec eux

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    15 décembre 2003

    Formation du comité d’experts sur les projets de levés sismiques dans le Saint-Laurent

    Le ministre de l’Environnement, M. Thomas J. Mulcair, et le ministre des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs, M. Sam Hamad, annoncent la nomination des membres du comité d’experts dont le mandat sera d’identifier les enjeux environnementaux liés aux projets de levés sismiques dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Ce comité devra également faire le point sur l’état des connaissances scientifiques et proposer des pistes de solution. Il amorce ses travaux aujourd’hui et déposera son rapport le 16 février 2004. Une fois le rapport du comité complété, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) tiendra des consultations publiques auprès de la population, des experts et des groupes d’intérêts concernés qui pourront notamment faire part au gouvernement de leurs préoccupations quant à l’impact des levés sismiques sur les populations de mammifères, de poissons et de crustacés qui peuplent l’estuaire et le golfe du St-Laurent. Ces consultations se tiendront à compter du 1er mars et le BAPE devra soumettre son rapport au plus tard le 31 août 2004.

    Pour plus de détails sur les nominations, lisez le communiqué complet.

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    8 décembre 2003

    Réponses des autorités aux demandes du Front commun et réactions du Front commun

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    27 novembre 2003

    Point de presse sur la colline parlementaire : UNE BALEINE BLEUE S’ÉCHOUE SUR LA COLLINE PARLEMENTAIRE DE QUÉBEC : Deux nouveaux avis scientifiques jugent le projet d’exploration gazière d’Hydro-Québec trop risqué pour les baleines du Saint-Laurent

    Lors de ce point de presse, les documents suivants ont été livrés :

    • Communiqué de presse
    • Message à Jean Charest, Thomas Mulcair, Sam Hamad et André Caillé
    • Avis scientifique du GREMM ( Télécharger le document)
    • Avis scientifique de Pêches et Océans Canada (Téléchargez la lettre et l’avis complet)
    • Lettre du Front commun à David Anderson, ministre de l'environnement du Canada
    • Carte des relevés sismiques ( Télécharger le document)
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      27 novembre 2003

      Communiqué de presse

      FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE ET
      GAZIÈRE DANS LE SAINT-LAURENT

      Communiqué de presse

      Pour diffusion immédiate

      Exploration gazière –Deux nouveaux avis scientifiques jugent le projet d’Hydro-Québec trop risqué pour les baleines du Saint-Laurent

      Québec, 27 novembre 2003 Deux nouveaux avis scientifiques jugent que l’utilisation des canons à air comprimé pour explorer le Saint-Laurent à la recherche d’hydrocarbures est trop risquée pour les baleines. Selon l’avis des scientifiques de Pêches et Océans Canada qui évaluaient pour une troisième fois depuis novembre 2002 un projet que la firme GSI souhaite réaliser pour le compte d’Hydro-Québec, les nouvelles mesures d’atténuation proposées par le promoteur " ne permettraient pas de réduire à un niveau acceptable les risques de dommages physiques aux mammifères marins ".

      Dans son avis déposé plus tôt cette semaine, Robert Michaud, directeur scientifique du GREMM, ajoute : " Aucune des mesures d’atténuation proposées ne permet d’éliminer ou même de réduire les risques d’impacts négatifs sur la migration, l’alimentation et la reproduction des rorquals bleus. Dans le cas d’espèces en voie de disparition, de telles perturbations sont susceptibles d’affecter les chances de rétablissement de la population entière. "

      Pêches et Océans Canada reconnaît que les mesures d’atténuations proposées par le promoteur " vont bien au-delà des mesures habituellement requises pour des relevés sismiques dans d’autres juridiction " mais précise que les " particularités de l’écosystème marin du Saint-Laurent justifient le déploiement des mesures additionnelles, voire extraordinaires […] ".

      Pêches et Océans Canada rappelle que le golfe Saint-Laurent est " une mer intérieure unique au monde en terme de productivité, de diversité et d’abondance de plusieurs espèces d’invertébrés, de poissons et de mammifères marins […] dont beaucoup […] supportent des activités économiques importantes (pêcheries, observation de mammifères marins) dans les régions côtières bordant cet écosystème ". Il recommande donc à l’Office national de l’énergie du Canada (ONÉ) de " ne pas autoriser le projet tel que proposé ".

      Selon M. Daniel Green du Sierra Club du Canada, l’ONÉ, qui doit maintenant rendre sa décision, n’a d’autre choix que refuser le permis à GSI ou le référer à l’Agence canadienne des évaluations environnementales pour une médiation ou une commission d’évaluation.

      Charles-Antoine Drolet de l’UQCN rappelle que le projet que GSI s’apprête à réaliser pour le compte d’Hydro-Québec n’est que la première étape d’un vaste programme d’exploration gazière et pétrolière de l’estuaire et du golfe Saint-Laurent annoncé par Hydro-Québec et le ministère des Ressources naturelles du Québec en novembre 2002. Selon M. Drolet, " les sérieux impacts appréhendés sur les mammifères marins ne sont que l’illustration de l’impact de ce projet sur tout l’écosystème marin, impacts dont on ne peut mesurer l’importance ".

      Depuis son annonce en novembre 2002, ce projet a soulevé un tollé de protestations. Il y a deux semaines un front commun regroupant des membres de la communauté scientifique et de groupes environnementaux, des représentants de l’industrie de la pêche et de l’écotourisme, des membres des premières nations, des artistes et des citoyens a demandé au gouvernement du Québec d’imposer un moratoire sur les activités d’exploration gazière dans le Saint-Laurent.

      Nicolas Roy de Stratégies Saint-Laurent se réjouit : " La sévérité des avis scientifiques devrait empêcher l’Office national de l’énergie d’autoriser le projet. Cela nous permettra de nous pencher sur le véritable enjeu de notre campagne : soumettre l’ensemble du Plan d’exploration gazière d’Hydro-Québec à une commission d’évaluation indépendante dans laquelle la voix des communautés locales pourra être entendue.

      -30-

      Sources

      Charles-Antoine Drolet, UQCN, 418 648-2104
      Daniel Green, Sierra Club du Canada, 514 844 5477
      Robert Michaud, porte parole scientifique du Front commun, 418 235-4701

      Ce communiqué et les avis scientifiques du GREMM et de Pêches et Océans Canada sont disponibles sur Baleines en direct (www.baleinesendirect.net/3/3-3-1.html)

      Signataires

      Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
      Stratégies Saint-Laurent (SSL)
      Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent (AVSL)
      Sierra Club du Canada
      Société pour vaincre la pollution (SVP)
      Greenpeace

      Mouvement Au Courant
      Union Paysanne
      Équiterre
      Fondation Rivières
      Environnement Jeunesse (ENJEU)
      Corporation Saint-Laurent
      Les AmiEs de la Terre de Québec
      Investissements responsables Québec
      Mouvement MRG (Madelinots pour le
      respect du golfe)
      Attention Fragîles
      Comité de recherche et d'intervention du Grand-Portage (CRIE du Grand Portage)

      Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent
      Conseil régional de l’environnement de Gaspésie et des Iles de la Madeleine
      Comité ZIP Saguenay
      Comité ZIP rive nord de l'estuaire
      Comité ZIP Côte-Nord du Golfe
      Comité ZIP Sud-de-l'estuaire
      Comité ZIP Baie des Chaleurs
      Comité ZIP Jacque-Cartier
      Parc nature de Pointe-aux-Outardes
      Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites
      Conseil des Innus Essipit

      Richard Léveillé, chercheur, Centre GEOTOP-UQAM-McGill
      Chris Clark, Bioacoustic Lab, Cornell University
      Émilien Pelletier, titulaire Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie marine Université du Québec à Rimouski
      Pierre Béland, chercheur Institut national d’écotoxicologie du Saint-Laurent (INESL)
      Richard Sears, chercheur Station de recherche des îles Mingan (MICS)
      Robert Michaud, Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM)
      Forum de l'ISE (Institut des sciences de l'environnement de l'UQÀM)

      Parti Vert du Québec

      Centrale syndicale du Québec

      Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie
      Associations des crabiers gaspésiens inc.
      Crabier Du Nord Est inc.

      Le Québec Maritime (Associations Touristiques Régionales (ATR) du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Duplessis, de Manicouagan et des Îles de la Madeleine)
      Association des bateliers du Saguenay
      Croisières AML
      Croisières Essipit
      Groupe Dufour

      Hugo Latulippe
      Laure Waridel
      Frédéric Back
      Ariane Moffatt
      Françoise David
      Chloé Sainte-Marie
      Gilles Carle
      Marie-Thérèse Forest
      Geneviève Saint-Hilaire
      Josée Kaltenback
      Florent Vollant
      André Montmorency
      Gilles Vigneault
      Jacques Languirand
      Alain Belhumeur
      Jean Lemire

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      27 novembre 2003

      Message à Jean Charest, Thomas Mulcair, Sam Hamad et André Caillé

      FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE ET
      GAZIÈRE DANS LE SAINT-LAURENT

      Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
      1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R 2V7
      Tél: 418-648-2104 Téléc: 418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca

      27 novembre 2003

      Message livré par un rorqual bleu, symbole de la grandeur et de la fragilité du
      Saint-Laurent

      Jean Charest, premier ministre du Québec
      Thomas Mulcair, ministre de l'Environnement du Québec
      Sam Hamad, ministre des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs du Québec
      André Caillé, président d'Hydro-Québec

      Messieurs,

      Étant donné les avis scientifiques sévères concernant le projet d’exploration de GSI prévu pour cet automne, nous présumons que l’Office national de l’énergie du Canada n’aura d’autre choix que de ne pas autoriser le projet.

      Cette urgence réglée, il est tant de passer au véritable enjeu de cette campagne. Hydro-Québec et le gouvernement du Québec ont annoncé un programme d’envergure en novembre 2002. Ce Plan d’exploration pétrolière et gazière du Saint-Laurent doit être soumis dans son ensemble à un processus d’évaluation indépendant. Il faut évaluer ce nouveau programme d'Hydro-Québec dans le contexte d'une révision de la politique énergétique du Québec et dans le contexte de la fragilité de notre Saint-Laurent et de ses composantes. Toutes les activités liées à ce Plan doivent faire l’objet d’un moratoire immédiat, le temps de compléter l’analyse de son acceptabilité environnementale, économique et sociale pour la société québécoise, comme promis par Monsieur Charest en avril 2002.

      Nous espérons que vous accéderez cette fois à nos demandes, maintes fois répétées depuis décembre 2002.

      Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
      Stratégies Saint-Laurent (SSL)
      Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent (AVSL)
      Sierra Club du Canada
      Société pour vaincre la pollution (SVP)
      Greenpeace

      Mouvement Au Courant
      Union Paysanne
      Équiterre
      Fondation Rivières
      Environnement Jeunesse (ENJEU)
      Corporation Saint-Laurent
      Les AmiEs de la Terre de Québec
      Investissements responsables Québec
      Mouvement MRG (Madelinots pour le
      respect du golfe)
      Attention Fragîles
      Comité de recherche et d'intervention du Grand-Portage (CRIE du Grand Portage)

      Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent
      Conseil régional de l’environnement de Gaspésie et des Iles de la Madeleine
      Comité ZIP Saguenay
      Comité ZIP rive nord de l'estuaire
      Comité ZIP Côte-Nord du Golfe
      Comité ZIP Sud-de-l'estuaire
      Comité ZIP Baie des Chaleurs
      Comité ZIP Jacque-Cartier
      Parc nature de Pointe-aux-Outardes
      Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites
      Conseil des Innus Essipit

      Richard Léveillé, chercheur, Centre GEOTOP-UQAM-McGill
      Chris Clark, Bioacoustic Lab, Cornell University
      Émilien Pelletier, titulaire Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie marine Université du Québec à Rimouski
      Pierre Béland, chercheur Institut national d’écotoxicologie du Saint-Laurent (INESL)
      Richard Sears, chercheur Station de recherche des îles Mingan (MICS)
      Robert Michaud, Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM)
      Forum de l'ISE (Institut des sciences de l'environnement de l'UQÀM)

      Parti Vert du Québec

      Centrale syndicale du Québec

      Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie
      Associations des crabiers gaspésiens inc.
      Crabier Du Nord Est inc.

      Le Québec Maritime (Associations Touristiques Régionales (ATR) du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Duplessis, de Manicouagan et des Îles de la Madeleine)
      Association des bateliers du Saguenay
      Croisières AML
      Croisières Essipit
      Groupe Dufour

      Hugo Latulippe
      Laure Waridel
      Frédéric Back
      Ariane Moffatt
      Françoise David
      Chloé Sainte-Marie
      Gilles Carle
      Marie-Thérèse Forest
      Geneviève Saint-Hilaire
      Josée Kaltenback
      Florent Vollant
      André Montmorency
      Gilles Vigneault
      Jacques Languirand
      Alain Belhumeur
      Jean Lemire

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      FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE DANS LE GOLFE DU SAINT-LAURENT

      Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)

      1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R 2V7

      Tél: 418-648-2104 Téléc: 418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca

      Communiqué de presse

       

      LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE TROP RISQUÉE, LE SAINT-LAURENT TROP FRAGILE

      Un front commun de groupes environnementaux appuyé par des citoyens, des artistes, de scientifiques, des associations et des membres de l’industrie de la pêche et de l’écotourisme exige un moratoire immédiat

      Montréal, 13 novembre 2003 -- Dès la semaine prochaine, l’Office national de l’énergie du Canada pourrait autoriser le navire GSI Admiral à bombarder de sons puissants les fonds du Saint-Laurent, entre l’île d’Anticosti, Gaspé et les îles de la Madeleine, à la recherche de l’or noir. Ce projet, le premier de l’audacieux plan de prospection de 8 ans annoncé par Hydro-Québec en novembre 2002, ouvrira la porte à l’exploitation des hydrocarbures dans le Saint-Laurent sans que la société ou le gouvernement québécois ne se soient penchés sur l’acceptabilité environnementale et sociale de ce projet.

      Un front commun regroupant des membres de la communauté scientifique et des groupes environnementaux, des représentants de l’industrie de la pêche et de l’écotourisme, des membres des premières nations, des artistes et des citoyens exige que le gouvernement du Québec impose un moratoire immédiat au plan d’exploration gazière et pétrolière d’Hydro-Québec dans le Saint-Laurent. M. Harvey Mead, président de l’UQCN, rappelle que "M. Jean Charest s’est engagé en avril dernier à examiner l’acceptabilité du plan d’Hydro-Québec dans le cadre d’une enquête scientifique et indépendante sur le développement énergétique du Québec".

      Étant donné l’imminence du début des travaux et le silence du gouvernement du Québec sur la question, le front commun se tourne vers le ministre de l’Environnement du Canada, David Anderson, pour réclamer que le projet de GSI, jugé trop risqué par les scientifiques de Pêches et Océans et Environnement Canada, soit référé sans délai à une commission. Daniel Green du Sierra Club du Canada précise que "en raison des impacts appréhendés, M. Anderson doit référer ce projet à une commission d’évaluation environnementale en vertu de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale".

      Selon M. Robert Michaud, porte-parole scientifique du groupe, "chacune des étapes de la quête du pétrole, de la prospection à l’exploitation des gisements, jusqu’à la consommation, comporte des risques environnementaux considérables". Il ajoute que "les tirs sismiques qu’on s’apprête à autoriser sont capables de tuer des baleines, on craint notamment que les perturbations engendrées par cette activité réduisent les chances de survie et le succès reproducteur des bélugas et des rorquals bleus, deux espèces en voie de disparition".

      "Le Saint-Laurent est un géant fragilisé et ébranlé par les activités humaines des dernières décennies" ajoute M. Émilien Pelletier, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie de l’ISMER. Selon M. Pelletier, "il est impossible de croire qu’un tel déploiement de ressources en mer n’aura aucun n’effet sur la diversité, la conservation des habitats et sur les activités de pêche, d’aquaculture et de tourisme". Les représentants de ces industries dont les activités sont à caractère durable s’inquiètent. "Il ne faut pas sacrifier une ressource renouvelable pour une autre qui ne l’est pas" argumentait Mme Gabrielle Landry de la Fédération des pêcheurs semi-hauturiers du Québec.

      " À l’heure de Kyoto, ce projet constitue un anachronisme ", déclare pour sa part Steven Guilbeault de Greenpeace. " L’Assemblée nationale a adopté, de façon unanime, en 2002 une résolution en faveur du Protocole de Kyoto. Or, on ne peut pas d’une part vouloir rencontrer les objectifs de Kyoto et d’autre part investir dans les combustibles fossiles, principale source des émissions de gaz à effet de serre. "

      "En prenant le parti de l’énergie à tout prix aux dépens de la vie, nous faisons fausse route" insiste M. Frédéric Back. "Au lieu d’encourager une économie durable pour le Québec, ces projets vont à l’encontre de l’avenir".

      -30-

      Contacts :

      Robert Michaud, Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) 418 525 7779, 418-868-5720 (cell)

      Harvey Mead, Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) 418 648-2104

      Daniel Green, Club Sierra du Québec 514 844 5477

      Signataires :

      Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)

      Stratégies Saint-Laurent (SSL)

      Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent (AVSL)

      Sierra Club Canada

      Société pour vaincre la pollution (SVP)

      Greenpeace

      Mouvement Au Courant

      Parti Vert du Québec

      Union Paysane

      Équiterre

      Fondation Rivières

      Environnement Jeunesse (ENJEU)

      Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent

      Conseil régional de l’environnement de Gaspésie et des Iles de la Madeleine

      Comité ZIP Saguenay

      Comité ZIP rive nord de l'estuaire

      Comité ZIP Côte-Nord du Golfe

      Comité ZIP Sud-de-l'estuaire

      Comité ZIP Baie des Chaleurs

      Parc nature de Pointe-aux-Outardes

      Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites

      Conseil des Innus Essipit

      Chris Clark, Bioacoustic Lab, Cornell University

      Émilien Pelletier, titulaire Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie marine Université du Québec à Rimouski

      Pierre Béland, chercheur Institut national d’écotoxicologie du Saint-Laurent (INESL)

      Richard Sears, chercheur Station de recherche des îles Mingan (MICS)

      Robert Michaud, Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM)

      Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie

      Associations des crabiers gaspésiens inc.

      Le Québec Maritime (Associations Touristiques Régionales (ATR) du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Duplessis, de Manicouagan et des Îles de la Madeleine)

      Association des bateliers du Saguenay

      Croisières AML

      Croisières Essipit

      Groupe Dufour

      Hugo Latulippe

      Laure Waridel

      Frédéric Back

      Ariane Moffatt

      Françoise David

      Chloé Sainte-Marie

      Gilles Carle

      Marie-Thérèse Forest

      Geneviève Saint-Hilaire

      Josée Kaltenback

      Florent Vollant

      André Montmorency

      Gilles Vigneault

      Jacques Languirand

      Alain Belhumeur

      Jean Lemire

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      FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE DANS LE GOLFE DU SAINT-LAURENT

      Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
      1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R 2V7
      Tél: 418-648-2104 Téléc: 418-648-0991 Courriel:
      conservation@uqcn.qc.ca

      Le 13 novembre, 2003

      M. David Anderson
      Ministre de l'Environnement du Canada
      Les Terrasses de la Chaudière
      10, Rue Wellington, 28ième
      Hull (Québec), K1A 0H3
      (819) 953-3457 (fax)
      david.anderson@ec.gc.ca

      M. le Ministre de l'environnement,

      Nous vous écrivons pour vous demander d'appliquer la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale et référer le projet d'exploration de pétrole et de gaz par des tirs sismiques dans le Golfe du Saint-Laurent de la compagnie Geophysical Servicies Inc. (GSI) à une commission d'évaluation environnementale.

      L'étude d'impact du projet GSI, qui a été produite seulement en anglais, a été déposée à l'Office national de l'énergie (ONE) qui est l'autorité fédérale pour ce projet en vertu de la Loi sur les opérations pétrolières au Canada. L'ONE a par la suite demandé des avis scientifiques sur cette étude d'impact auprès de votre ministère et du Ministère des Pêches et Océans.

      D'après les avis reçus par l'ONE provenant des scientifiques de votre ministère et de ceux des Pêches et Océans, le projet tirs sismiques dans le Golfe du Saint-Laurent de la compagnie GSI pourrait entraîner des effets négatifs importants sur le poisson et les crustacés ainsi que des effets potentiellement importants sur les mammifères marins (baleines, bélugas) du Golfe du Saint-Laurent - région Gaspésie-Anticosti.

      Comme vous le savez, selon les dispositions de la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale, lorsqu'il y a des incertitudes relatives aux impacts négatifs importants qu'un projet pourrait avoir sur l'environnement, le ministre de l'environnement peut référer ce projet à l'Agence canadienne d'évaluation environnementale pour une médiation ou examen par une commission publique d'évaluation environnementale.

      Nous vous soumettons, M. le Ministre, que le projet de tirs sismiques de GSI dans le Golfe du Saint-Laurent rencontre le critère "d'entraîner des effets environnementaux négatifs importants" de la Loi et donc, nous vous demandons de référer immédiatement ce projet à une commission publique d'évaluation dont le mandat serait de faire l'examen complet des impacts environnementaux des tirs sismiques sur les ressources marines du Golfe du Saint-Laurent.

      En espérant que vous allez agir en fonction de vos obligations légales prévues dans la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale, veuillez agréer, M. le Ministre, nos sentiments les plus respectueux.

      Signataires :

      Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)

      Stratégies Saint-Laurent (SSL)

      Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent (AVSL)

      Sierra Club Canada

      Société pour vaincre la pollution (SVP)

      Greenpeace

      Mouvement Au Courant

      Parti Vert du Québec

      Union Paysane

      Équiterre

      Fondation Rivières

      Environnement Jeunesse (ENJEU)

      Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent

      Conseil régional de l’environnement de Gaspésie et des Iles de la Madeleine

      Comité ZIP Saguenay

      Comité ZIP rive nord de l'estuaire

      Comité ZIP Côte-Nord du Golfe

      Comité ZIP Sud-de-l'estuaire

      Comité ZIP Baie des Chaleurs

      Parc nature de Pointe-aux-Outardes

      Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites

      Conseil des Innus Essipit

      Chris Clark, Bioacoustic Lab, Cornell University

      Émilien Pelletier, titulaire Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie marine Université du Québec à Rimouski

      Pierre Béland, chercheur Institut national d’écotoxicologie du Saint-Laurent (INESL)

      Richard Sears, chercheur Station de recherche des îles Mingan (MICS)

      Robert Michaud, Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM)

      Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie

      Associations des crabiers gaspésiens inc.

      Le Québec Maritime (Associations Touristiques Régionales (ATR) du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Duplessis, de Manicouagan et des Îles de la Madeleine)

      Association des bateliers du Saguenay

      Croisières AML

      Croisières Essipit

      Groupe Dufour

      Hugo Latulippe

      Laure Waridel

      Frédéric Back

      Ariane Moffatt

      Françoise David

      Chloé Sainte-Marie

      Gilles Carle

      Marie-Thérèse Forest

      Geneviève Saint-Hilaire

      Josée Kaltenback

      Florent Vollant

      André Montmorency

      Gilles Vigneault

      Jacques Languirand

      Alain Belhumeur

      Jean Lemire

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      FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE
      DANS LE GOLFE DU SAINT-LAURENT

      Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
      1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R 2V7
      Tél: 418-648-2104 Téléc: 418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca

      Lettre ouverte à Monsieur Jean Charest

      13 novembre 2003

      L’Exploitation pétrolière menace le Saint-laurent, ses habitants et les communautés qui en vivent

      Un front commun de groupes environnementaux appuyé par des citoyens, des artistes, des scientifiques, des associations et des membres de l’industrie de la pêche et de l’écotourisme exige un moratoire immédiat

      Doit-on rappeler que la démocratie n'est pas un état, mais un processus. L'ampleur des impacts d'un tel projet exige la tenue d'un débat public. La population est non seulement en droit de savoir, mais aussi en droit de se prononcer.

      Si rien n’est fait rapidement, le Saint-Laurent, notre Fleuve aux Grandes Eaux, sera soumis à un nouvel assaut, celui de l’exploitation pétrolière. Il y a 25 ans, a décelé la présence possible de gaz naturel ou de pétrole dans le Saint-Laurent. Aujourd’hui, alors que cette ressource non-renouvelable et responsable des pires maux de la terre se fait de plus en plus rare, l’industrie pétrolière s’associe à Hydro-Québec pour en tirer les profits.

      Si rien n’est fait rapidement, dès la semaine prochaine le navire GSI Admiral pourrait bombarder de sons puissants les fonds du Saint-Laurent, entre l’île d’Anticosti, Gaspé et les îles de la Madeleine, à la recherche de l’or noir. Les 1600 km de levés sismiques que GSI s’apprête à effectuer sont les premiers pas d’un ambitieux programme de prospection de 8 ans annoncé par Hydro-Québec en novembre 2002. L’industrie pétrolière prévoit effectuer 17 500 km de relevés sismiques d’ici 2005. Parallèlement, Hydro-Québec prévoit creuser des puits exploratoires aux endroits les plus prometteurs, notamment dans le Old Harry, tout près des îles de la Madeleine. Si la chance leur souriait le golfe et l’estuaire du Saint-Laurent pourraient bientôt se transformer en un véritable champ pétrolifère.

      Si rien n’est fait rapidement, on pourrait donc bientôt voir à partir des falaises du parc national de Forillon ou des îles de la Madeleine le flambeau caractéristique des plateformes de forage pétrolier. Loin de symboliser la richesse et la liberté, ses feux sont le symbole d’une aventure risquée dont les impacts sociaux, économiques et environnementaux pourraient s’avérer catastrophiques pour le Saint-Laurent, ses écosystèmes, ses populations de poissons et de baleines.

      Si rien n’est fait rapidement, le Québec tournera le dos à la modernité. Le Québec s’est taillé une place enviable parmi les pays industrialisés. Sans être irréprochable, notre bilan énergétique est enviable, et cette position nous la devons essentiellement à l’hydroélectricité, une ressource renouvelable. La suite logique de cette aventure ne serait-elle pas de miser sur la réduction de notre consommation énergétique et sur le développement des sources d’énergie renouvelable, comme l’énergie éolienne et solaire.

      Si rien n’est fait rapidement, le Québec manquera à son engagement récent mis de l’avant dans la Politique Nationale de l’eau. Ce projet est parfaitement incompatible avec " la vision de développement durable " dans laquelle la récente Politique nationale de l’eau vient d’être adoptée. Il est aussi incompatible avec l’engagement du gouvernement du Québec à " reconnaître un statut particulier au Saint-Laurent, milieu naturel remarquable avant d’être un élément clé de notre économie ". L’absence totale de consultation des principaux acteurs concernés dans cette aventure est elle aussi incompatible avec le principe de gestion intégrée qui devrait permettre à " toutes les communauté d’avoir prise sur les multiples décisions et actions qui touchent le Saint-Laurent".

      Si rien n’est fait rapidement, l’Office national de l’énergie du Canada pourrait, en dépit des avis défavorables des scientifiques de Pêches et Océans Canada, d’Environnement Canada, du MICS et du GREMM, autoriser le projet de GSI sans que le gouvernement du Québec ne se soit penché sur l’acceptabilité sociale, économique ou environnementale de ce projet et sans même que la population québécoise n’ait été consultée.

      Monsieur Charest, Parce que voulons particper aux choix qui affecteront notre société, nous, membres de la communauté scientifique et des groupes environnementaux, représentants de l’industrie de la pêche et de l’écotourisme, membres des premières nations, artistes et citoyens

      • exigeons que le gouvernement du Québec impose un moratoire immédiat au plan d’exploration gazière et pétrolière du Saint-Laurent annoncé par Hydro-Québec en novembre dernier;
      • réclamons , comme vous l’avez promis en avril dernier que " … l'acceptabilité environnementale et sociale de ce projet [soit évaluée] dans le cadre d'une enquête scientifique et indépendante sur le développement énergétique du Québec ".

      Signataires :

      Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)

      Stratégies Saint-Laurent (SSL)

      Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent (AVSL)

      Sierra Club Canada

      Société pour vaincre la pollution (SVP)

      Greenpeace

      Mouvement Au Courant

      Parti Vert du Québec

      Union Paysane

      Équiterre

      Fondation Rivières

      Environnement Jeunesse (ENJEU)

      Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent

      Conseil régional de l’environnement de Gaspésie et des Iles de la Madeleine

      Comité ZIP Saguenay

      Comité ZIP rive nord de l'estuaire

      Comité ZIP Côte-Nord du Golfe

      Comité ZIP Sud-de-l'estuaire

      Comité ZIP Baie des Chaleurs

      Parc nature de Pointe-aux-Outardes

      Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites

      Conseil des Innus Essipit

      Chris Clark, Bioacoustic Lab, Cornell University

      Émilien Pelletier, titulaire Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie marine Université du Québec à Rimouski

      Pierre Béland, chercheur Institut national d’écotoxicologie du Saint-Laurent (INESL)

      Richard Sears, chercheur Station de recherche des îles Mingan (MICS)

      Robert Michaud, Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM)

      Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie

      Associations des crabiers gaspésiens inc.

      Le Québec Maritime (Associations Touristiques Régionales (ATR) du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Duplessis, de Manicouagan et des Îles de la Madeleine)

      Association des bateliers du Saguenay

      Croisières AML

      Croisières Essipit

      Groupe Dufour

      Hugo Latulippe

      Laure Waridel

      Frédéric Back

      Ariane Moffatt

      Françoise David

      Chloé Sainte-Marie

      Gilles Carle

      Marie-Thérèse Forest

      Geneviève Saint-Hilaire

      Josée Kaltenback

      Florent Vollant

      André Montmorency

      Gilles Vigneault

      Jacques Languirand

      Alain Belhumeur

      Jean Lemire

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      31 octobre 2003

      L’ONÉ garde la porte ouverte à l’exploration sismique dans le Saint-Laurent

      L’Office national de l’énergie (ONÉ) s’est enfin prononcé par rapport à la demande de permis de GSI pour un projet d’exploration sismique dans le cadre du Plan d’exploration pétrolière et gazière du Saint-Laurent d’Hydro-Québec. La demande vise un projet prévu pour novembre—décembre 2003. L’étude d’impacts produite par le promoteur avait suscité de sérieuses critiques chez les ministères fédéraux consultés par l’ONÉ (Pêches et Océans Canada et Environnement Canada), et chez des groupes de recherche privés travaillant sur les baleines du Saint-Laurent (GREMM et MICS). L’ONÉ donne jusqu’au 6 novembre 2003 à GSI pour lui soumettre un projet révisé qui tiendrait compte de l’ensemble de ces quatre avis scientifiques. Si GSI n’y parvient pas, le projet pourra être référé au ministre de l’Environnement du Canada, qui pourra alors désigner un médiateur ou une commission d’examen.

      Les avis scientifiques ont démontré que l’étude d’impacts de GSI comportait des lacunes sérieuses. Les nombreuses recommandations, si mises en place, pourraient permettre de réduire ou d’éliminer certains des impacts identifiés. Cependant, selon Pêches et Océans Canada et le GREMM, même ces recommandations ne permettraient pas de ramener les impacts sur les mammifères marins à des niveaux acceptables.

      Téléchargez la lettre de l'ONÉ à GSI

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      28 octobre 2003

      Exploration sismique dans le Saint-Laurent : Pêches et Océans Canada et Environnement Canada jugent le projet trop risqué

      Pêches et Océans Canada et Environnement Canada en arrivent à la même conclusion : le projet d’exploration sismique prévu pour cet automne par GSI, le promoteur chargé des travaux d’exploration du Saint-Laurent pour Hydro-Québec, ne devrait pas être autorisé tel que présenté. Les réserves des deux ministères tiennent aux lacunes importantes que révèle leur analyse de l’étude d’impacts produite par GSI et aux risques que ce projet comporte pour le Saint-Laurent et ses habitants.

      Pêches et Océans Canada critique surtout le modèle de propagation du son retenu par GSI, un modèle jugé " non réaliste et optimiste ". Les niveaux de bruit dangereux pour les mammifères marins mais aussi les crabes, les crevettes, les homards et les morues, pourraient couvrir des secteurs beaucoup plus vastes que ce qui est décrit dans l’étude d’impacts. Le ministère croit cependant qu’avec certaines mesures d’atténuation, il est possible de ramener les impacts sur les poissons et les invertébrés à des niveaux acceptables. Pour les mammifères marins, cependant, " les effets résiduels demeurent indéterminés et pourraient être potentiellement importants ".

      Environnement Canada déplore lui le manque d’information concernant les impacts possibles sur les oiseaux marins. Il recommande aux promoteurs de réaliser un inventaire d’oiseaux pouvant lui permettre de se prononcer sur les impacts attendus du projet sur cette richesse naturelle.

      Ces deux avis ont été déposés auprès de l’Office national de l’énergie (ONÉ), qui doit d’ici peu décider s’il émettra ou non un permis pour le projet. L’ONÉ n’est pas tenu de suivre les recommandations des deux ministères. Les avis ont également été envoyés directement à GSI, car une partie du projet se situe en dehors de la juridiction de l’ONÉ. Ce territoire, à l’ouest de l’île d’Anticosti, est sous la juridiction du Québec. Le Québec n’a demandé aucune étude d’impacts au promoteur et a déjà émis une autorisation pour le projet. GSI devra donc décider s’il tiendra compte ou non des avis des deux ministères canadiens pour cette portion du projet.

      Pour en savoir plus

      Vous pouvez télécharger les fichiers PDF suivants :

      Résumé de l’avis de Pêches et Océans Canada

      Avis complet de Pêches et Océans Canada

      Avis d’Environnement Canada

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      27 octobre 2003

      Un regroupement d'artistes se prononcent contre le Plan d'exploration d'Hydro-Québec : Our fleuve is what we are

      Our fleuve is what we are

      Hugo Latulippe

      Laure Waridel

      Frédéric Back

      Ariane Moffatt

      Françoise David

      Chloé Sainte-Marie

      Gilles Carle

      Marie-Thérèse Forest

      Geneviève Saint-Hilaire

      Josée Kaltenback

      Florent Vollant

      André Montmorency

      Gilles Vigneault

      À l’heure du loup,

      une terre dans sa nuit chante (et hurle parfois)

      pour qu’un peu de sagesse pacifie ces montagnes de cruauté et nous donne à voir un début d’avenir.

      - Pierre Morency

      Nous avons eu vent que l’on voudrait forer sous la mer de notre estuaire. Et dans le Golfe aussi. Près des îles, près de la Gaspésie. Notre première réaction fut unanime : Oh! Non, c’est pas vrai! Pas ça?

      Il semble que c’est Hydro-Québec, notre société d’État, qui est l’initiatrice du projet, cette fois. Le site web dit qu’HQ élargit ses activités aux secteurs pétrolier et gazier et offre des occasions d’affaires nouvelles dans une industrie en croissance. En croissance? British Petroleum (BP) et Shell, deux des cinq plus grandes pétrolières du monde, ne disent-elle pas elles-mêmes, depuis une dizaine d’années déjà, que le marché du pétrole périclite et que ce sont les énergies renouvelables qui sont l’avenir énergétique de l’humanité ?

      Le marché de l’éolien connaît actuellement une croissance annuelle de 40% à l’échelle de la planète. C’est 20% pour le solaire. L’avenir est là, c’est clair. Autant d’un point de vue économique qu’écosystémique. Comment se fait-il que nos dirigeants soient aussi en retard dans leur conception de la modernité? Pourquoi faut-il sans cesse citer les Danois, les Allemands, les Hollandais, les Suédois pour s’orienter?

      Et ne vient-on pas de signer Kyoto, nous, en plus? Les Québécoises et Québécois n’étaient-ils pas POUR la ratification de ce traité à 89% et n’ont-ils pas fortement contribué à l’adhésion du Canada? (38% des gaz à effets de serre émis par les Québécois proviennent de la combustion du pétrole.)

      Qu’à cela ne tienne! Le nouveau vice-président d’Hydro-Pétro-Québec, Jean A. Gagné, se voit déjà émir et parle du plus grand projet d’exploration, toutes catégories confondues, de l’histoire du Québec. Comment se fait-il que nous ne sachions presque rien de ce projet?

      Les coûts environnementaux

      Suite à une petite recherche auprès de fonctionnaires -qui désirent garder l’anonymat-, nous avons compris que c’est une firme d’exploration nommée Geophysical Services Inc. (GSI), basée à Houston, Texas, qui a reçu le mandat de sonder le Saint-Laurent. Sur le web, Hydro parle de partenaires de classe mondiale, mais ne donne aucun nom. Ça ne vous rappelle pas une certaine époque de notre histoire, vous? Pensez aux forêts. Pensez aux mines. Pensez aux poissons. Pensez à toutes ces beautés disparues, marchandées.

      Il y a fort à parier qu’Hydro trouvera ses partenaires de classes mondiale dans les ligues majeures. Chacun sait que partout où il y a de l’or noir, il y a EssoExxonMobile, (le plus puissant et le plus actif lobby contre les accords de Kyoto soit dit en passant) ou alors il y a ChevronTexaco, TotalFina et autres partenaires officiels de la fin du monde. Chacun sait aussi que partout où ces compagnies font des affaires, les catastrophes sociales ou écologiques sont la norme. Vous vous rappelez de l’Exxon Valdez, du Prestige, du Erika? Savez-vous qu’il y a 120 naufrages de bateaux pétroliers chaque année dans le monde? Et que les marées noires qu’ils provoquent ne représentent en fait que 10% des fuites de fioul, huiles, gaz, pétroles, gazoles déversées dans les rivières, fleuves et mers par l’industrie pétrolière?

      Savez-vous qu’Exxon n’a toujours rien payé pour l’Alaska? Rien, sauf une batterie d’avocats. Savez-vous que 61% des 7030 navires pétroliers du monde sont immatriculés dans une quinzaine de micro états qui marchandent leur souveraineté en échange d’un système qui permet une complète impunité. Dans 99% des cas de sinistres, les compagnies déclarent faillites et disparaissent… pour réapparaître sous d’autres noms, d’autres pavillons, ailleurs.

      On a affaire à plus gros que nous. Que nous tous. Plus gros que les États, d’ailleurs. Beaucoup plus gros.

      Les coûts sociaux

      Fermez les yeux et pensez au fleuve une seconde. Imaginez cet éden bleu, l’un des plus formidables écosystèmes marins du monde, spolié. Pensez aux pêcheurs. Pensez à tous ces gens qui travaillent au tourisme tout au long de nos côtes. Sans compter que le fleuve Saint-Laurent, c’est toute notre histoire, c’est notre fil d’Ariane, c’est ce qui nous définit le mieux ; c’est notre corps et notre âme. Et depuis bien avant la France, c’est un peu notre lien à nous avec le sacré.

      Néanmoins, l’an dernier, la Chambre de commerce de la Gaspésie et des îles disait voir dans ce projet d’exploration pétrolière une occasion de sauver la Gaspésie. Quel drôle de calcul! Aux innombrables risques de catastrophes écologiques, " la chambre " d’alors choisissait d’opposer des jobs pour les Gaspésiennes et Gaspésiens. Rhétorique vieille comme le monde… qui ne pèse pas lourd dans la balance quand on considère tout ce qui est menacé par ce projet. Non. On ne marchande plus le pays. On voit loin et large. Les GaspésienNEs mesurent mieux que personne l’importance d’avoir un Saint-Laurent en santé devant eux. (Qu’a-t-elle fait au monde, la Gaspésie, pour attirer tous ces sauveurs mégalos qui prennent tant et donnent si peu?)

      Les faits : on parle de 50 à 100 emplois pour l’exploration… mais elle a été confiée à nos amis du Texas, comme nous l’avons déjà dit. 4000 à 5000 emplois durant la construction. Ça, c’est sûr, c’est pour nous autres. De la job de bras, de la job pour se tuer à l’ouvrage, pour quelques mois. Ensuite, 200-300 vrais emplois pour l’exploitation…. dont une partie pour nos hypothétiques intendants de Houston ou autre Arabie Saoudite.

      Mais est-ce que 200-300 emplois en Gaspésie suffisent à rembourser de potentielles marées noires ou encore la disparition d’une espèce de mammifère marin? (L’avis des scientifiques du GREMM de Tadoussac est sans équivoque ; la survie des baleines du Saint-Laurent est menacée, à court, moyen et long terme, par ce projet. Les chercheurs de Pêches et Océans Canada à Rimouski émettent eux aussi des craintes sérieuses.) Ces animaux pacifiques, qui, depuis la nuit des temps, migrent noblement dans nos eaux, envers et contre tout, malgré les risques d’extinction grandissant, ne se défendraient pas. Elles disparaitraient sans un mot.

      A-t-on seulement réfléchi à la menace que ferait peser un tel projet sur l’éco-tourisme ou la pêche? Il semble clair que " la chambre " ne s’est pas posée la question à savoir s’il y n’y aurait pas, par hasard, plus d’emplois à perdre qu’à gagner.

      De la cohérence svp

      Il nous semble que, sous la pression des accords de libres échanges qui s’additionnent, la planète ressemble de plus en plus à une cour à scrap ; des icebergs de 9 fois la dimension de Singapour se décrochent de l’Antarctique dû au réchauffement climatique ; le nombre annuel d’inondations et de cyclones a quintuplé sur la terre entre 1950 et aujourd’hui ; rien qu’au Québec, 4000 personnes meurent prématurément chaque année à cause de la pollution atmosphérique ; des scientifiques annoncent que dans une cinquantaine d’années, la moitié de toutes les espèces vivantes pourraient être disparues. Hubert Reeves, lui, envisage notre propre disparition pour 2100, si nous n’entamons pas le virage vers… le Vert.

      Il y a urgence depuis longtemps. À l’heure de Kyoto, il nous faut faire preuve de cohérence. Nous ne voulons plus de croissance économique " à l’ancienne ", celle qui menace la vie sur terre. Pourquoi ne subventionnerions-nous pas, par exemple, des emplois chez Bombardier afin de se construire des trains légers entre l’île de Montréal et la banlieue et puis des trains à grande vitesse de la Gaspésie à Montréal? Et puis nous voulons des champs d’éoliennes, des panneaux solaires sur tous les toits de la ville, nous voulons de nouvelles stations de métro, des tramways, des autobus branchés sur le 220. Nous voulons des voitures électriques à la portée de tous. Nous voulons de la modernité.

      Aussi, nous demandons au Premier ministre du Québec d’imposer un moratoire avant qu’un seul rafiot immatriculé à Houston-Texas n’effleure la frontière de notre mer intérieure. Parce que vous ne le savez peut-être pas non plus mais GSI est déjà dans le Golfe et projette d’utiliser ses canons à air dès les premiers jours de novembre. Cela malgré l’engagement électoral de Jean Charest, auprès de l’Union québécoise pour la conservation de la nature, de faire de ce projet un CHOIX de société.

      Courage collectif

      " Faudrait peut-être attendre de savoir si y a du pétrole là-dessous avant de s’énerver ! " nous entendrons-nous peut-être répliquer. Well, read our lips : On. Ne. Veut. Pas. Le. Savoir. On-ne-veut-pas-le-savoir.

      Nous croyons que le pays autour est notre premier système de santé ; tous les jours, les Québécois le boivent, le respirent, et le mangent. Nous SOMMES le pays que nous habitons. Nous ne voulons pas d’un État-gigolo dont la finalité serait de marchander le patrimoine collectif. Le fleuve EST notre richesse.

      Nous croyons que l’heure est venue d’avoir le courage collectif de remettre en cause la croissance économique perpétuelle comme projet de société.

      Un mot en états-unien, finalement, pour ceux qui pourraient tenter de capter ce message d’ailleurs dans le cosmos :

      WE WON’T LET YOU SCRAP OUR FLEUVE AGAIN.

      OUR FLEUVE IS PART OF OUR SOUL.

      OUR FLEUVE IS PART OF OUR BODY.

      OUR FLEUVE IS WHAT WE ARE.

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      24 octobre 2003

      Hydro-Québec mise toujours sur l’exploration gazière du Saint-Laurent

      Hydro-Québec a rendu public le 23 octobre dernier son Plan stratégique 2004-2008. On peut y lire:

      "[…] Hydro-Québec […] fait également la promotion de l’exploration pétrolière et gazière en Gaspésie, ainsi que dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Elle consacrera notamment jusqu’à 25 % des investissements reliés au forage de la structure géologique nommée Old Harry [près des îles de la Madeleine], lorsqu’elle aura obtenu les permis requis."

      Ce Plan d'exploration d’Hydro-Québec n’a pas été soumis à une évaluation indépendante et globale. Dans un communiqué de presse envoyé le 15 octobre dernier, 26 organismes environnementaux, entreprises ou associations touristiques, chercheurs et communauté autochtone réitéraient les craintes soulevées par le projet et demandaient un moratoire suivi d’une étude indépendante sur l’ensemble du Plan. Ni les ministres Sam Hamad (Ressources naturelles Québec) et Thomas Mulcair (Environnement Québec), ni Jean Charest, premier ministre du Québec, n'ont encore répondu aux demandes des signataires du communiqué.

      Par ailleurs, le projet prévu cet automne par GSI, le promoteur chargé par Hydro-Québec de faire les relevés sismiques, est toujours en attente de permis de l'Office national de l'énergie (ONÉ). GSI a produit une étude d'impacts au cours de l'été. L'avis d'Environnement Canada sur cette étude a été déposé, celui de Pêches et Océans Canada le sera sous peu. Deux groupes de recherche sur les baleines du Saint-Laurent, le GREMM et le MICS, ont aussi fait parvenir à l'ONÉ des avis non sollicités. L’ONÉ devrait bientôt rendre sa décision.

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      24 octobre 2003

      Avis scientifique du GREMM (non sollicité) sur l’étude d’évaluation environnementale " GSI West Gulf of St. Lawrence, Survey 2003, July 2003 ", Résumé et recommandations

      Préparé par Robert Michaud, MSc., président et directeur scientifique, GREMM

      Résumé et recommandations

      Bien que le promoteur reconnaisse que son projet comporte des risques d’impacts significatifs pour les mammifères marins et que de tels impacts sont particulièrement préoccupants dans le cas d’espèces en voie de disparition,

      • il sous-estime la susceptibilité des mammifères marins aux sons utilisés pour les levés sismiques et donc les risques de dommages physiques et de modifications comportementales (intensité du dérangement);
      • il sous-estime les effets à long terme des modifications comportementales attendues (résistance au changement et durée des effets);
      • il sous-estime l’importance des secteurs visés pour deux espèces de mammifères marins en voie de disparition, le béluga et le rorqual bleu (valeur intrinsèque de la composante);
      • il sous-estime le potentiel pour des effets cumulatifs.

      Afin de rendre son projet " acceptable ", le promoteur prétend que les mesures d’atténuations proposées pourront efficacement éliminer ces risques. Ce jugement nous semble déraisonnable et n’est pas supporté par l’étude d’évaluation environnementale déposée par le promoteur.

      Étant donné que la partie Nord-Ouest du golfe du Saint-Laurent, les zones côtières de la péninsule Gaspésienne et le chenal Laurentien peuvent être considérés comme des habitats " essentiels " ou " critiques " pour le béluga du Saint-Laurent et le rorqual bleu, deux espèces en voie de disparition;

      Étant donné que les mesures d’atténuation proposées par le promoteur ne pourront pas éliminer les risques de dommages physiques aux mammifères marins et aux rorquals bleus et aux bélugas en particulier;

      Étant donné que les mesures d’atténuation proposées par le promoteur ne permettront pas de prévenir ou même de réduire les modifications comportementales des mammifères marins, et des rorquals bleus et des bélugas en particulier (les interruptions des séances d’alimentation, l’évitement des aires d’alimentation ou des corridors de migration);

      Étant donné que les mesures d’atténuation proposées par le promoteur ne permettront pas de prévenir les modifications de l’habitat qui entraîneront une diminution de la portée et de la détectabilité des cris de rorquals bleus;

      Étant donné que ces dommages physiques, ces modifications du comportement et ces modifications de l’habitat peuvent affecter la condition physique, les chances de survie et le succès reproducteur des bélugas et des rorquals bleus;

      Étant donné que, dans le cas d’espèces en voie de disparition, toute réduction des chances de survie ou du succès reproducteur d’un individu est susceptible d’affecter les chances de rétablissement de l’espèce ou de la population;

      Nous recommandons qu’aucun levé sismique ne soit autorisé dans la partie Nord-Ouest du golfe du Saint-Laurent, dans les zones côtières de la péninsule Gaspésienne et dans le chenal Laurentien.

      Téléchargez l'avis complet

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      15 octobre 2003

      Communiqué de presse d’un regroupement d’organismes (groupes environnementaux, chercheurs, croisiéristes, association touristique, communauté autochtone): Le Saint-Laurent fait face à de nouvelles perturbations: moratoire demandé sur le programme d’exploration gazière et pétrolière d’Hydro-Québec

      LE SAINT-LAURENT fait face à de nouvelles perturbations

      MORATOIRE DEMANDÉ SUR LE PROGRAMME D’EXPLORATION GAZIÈRE ET PÉTROLIÈRE D’HYDRO-QUÉBEC

      Québec, le 15 octobre 2003. Le programme d’Hydro-Québec visant l’exploration pétrolière et gazière dans le golfe du Saint-Laurent comporte des risques significatifs et doit être suspendu dès maintenant. Telle est la demande envoyée aujourd’hui au Premier ministre Jean Charest par un regroupement d’organismes très préoccupés par l’imminence des premiers travaux d’exploration. Ce programme d’Hydro-Québec, rendu public en novembre 2002 par le ministère des Ressources naturelles, prévoit des investissements de 300 millions de dollars d’ici 2010 pour l’exploration sismique et le forage du golfe et de l’estuaire du Saint-Laurent.

      Geophysical Service Incorporated (GSI), un promoteur de Calgary chargé de faire des relevés sismiques pour Hydro-Québec, s’était retiré du golfe l’hiver dernier, sa présence ayant soulevé beaucoup d’inquiétudes, de questions et de demandes de la part des groupes environnementaux, de la communauté scientifique, et des industries de la pêche et du tourisme.  En avril dernier, Monsieur Jean Charest reconnaissait lui-même les risques associés au Plan d’exploration d’Hydro-Québec : " l’ajout de telles perturbations risque d’affecter encore plus les populations de poissons et de crustacés et de porter le coup de grâce à l’industrie de l’observation des cétacés à Tadoussac ". Toutes ces inquiétudes refont surface cet automne, alors que GSI est à nouveau sur le point d’entamer des travaux d’exploration dans le golfe.

      Les groupes demandent au Premier ministre le respect de ses engagements électoraux à cet égard. Dans une lettre écrite en avril dernier dans le cadre de sa campagne électorale, Monsieur Charest a affirmé que " l’exploration pétrolière dans le golfe Saint-Laurent relève d’un choix de société " et que, en conséquence, " un gouvernement libéral procédera à la tenue d'études d'impact sur l'ensemble du projet d'exploration et d'exploitation pétrolière du golfe Saint-Laurent […] respectera les conclusions de ces études […] et rendra publics les résultats de ces recherches et les paramètres ayant présidé à leur élaboration." Le Premier ministre a également annoncé que "dans le cadre d'une enquête scientifique et indépendante sur le développement énergétique du Québec, [un gouvernement libéral] évaluera l'acceptabilité environnementale et sociale de ce projet."

      Selon M. Harvey Mead, l’un des porte-paroles du regroupement, " il est temps que le gouvernement assume et rende cohérent l’ensemble de ces engagements ". Toujours selon monsieur Mead, " pour l’instant, rien ne laisse transparaître au sein du gouvernement une telle orientation. Plutôt, le site web du ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs maintient une sollicitation auprès des investisseurs, dont un incitatif spécifique pour la recherche de pétrole et de gaz naturel en milieu marin ".

      Devant l’inertie du Gouvernement du Québec, les groupes ont écrit à M. Sam Hamad, ministre des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs, et à M. Thomas Mulcair, ministre de l’Environnement, pour souligner les mesures nécessaires pour assurer cette cohérence : mise en place d’un moratoire sur tout projet d’exploration ou d’exploitation gazière ou pétrolière dans le Saint-Laurent; tenue d’une enquête publique portant sur l’ensemble du programme d’Hydro-Québec; et mise en œuvre d’un programme pouvant assurer une intégration de ce nouveau développement dans les milieux socio-économiques existant dans le couloir de l’estuaire et du golfe, et ce dans le respect du maintien de la biodiversité et des activités qui en dépendent.

      " Nous demandons que la situation soit gérée suivant le principe de précaution, insiste M. Robert Michaud, porte-parole scientifique du regroupement. " Déjà la morue franche, le béluga du Saint-Laurent et le rorqual bleu sont sur la liste des espèces en voie de disparition." Le Premier ministre Jean Charest a lui même reconnu en avril dernier que "  les travaux projetés pourraient avoir un impact significatif sur les populations de poissons, de crustacés et de mollusques, déjà fragilisées par des pêches intensives, une augmentation constante du transport maritime ainsi que la pollution des eaux par des rejets toxiques ".

      Pour M. André Stainier, du groupe Les Amis de la vallée du Saint-Laurent, il est temps de mettre en place une approche qui tienne compte non seulement des engagements de M. Charest, mais aussi des engagements mis de l’avant dans la Politique nationale de l’eau rendue publique en novembre 2002. " Dans cette politique, que M. Thomas Mulcair a endossée, le gouvernement du Québec s’engage à " mettre en œuvre la gestion intégrée du Saint-Laurent [et à] traduire, par une reconnaissance officielle, sa vision du Saint-Laurent comme un patrimoine national à protéger, à développer et à mettre en valeur". M. Stainier ajoute qu’ " il faut tenir compte des erreurs commises dans le passé en matière de développement des ressources, développement fait souvent dans l’ignorance de ce qu’il entraînait. Dans le domaine du développement pétrolier et gazier en milieu marin, la connaissance des impacts possibles sur le plan environnemental et socio-économique demeurent très limitée. Il ne faut pas prendre trop de risques avec notre Saint-Laurent cet héritage de la population mérite qu’on le